16 Juillet 2025
Spectacles théâtraux et chorégraphiques pour petits et grands, lectures, concerts, expositions, présentations de classes d’art dramatique, rencontres, fête sont au menu de la saison d’été 2025 du Théâtre de verdure.
Au cœur du bois de Boulogne, caché dans les bosquets du Pré Catelan, se niche un petit théâtre en plein air où, depuis le milieu du XIXe siècle, l’art et la culture sont les hôtes du lieu. D’abord parc d’attraction, le Pré Catelan se dote dès l’origine d’un Théâtre en plein air : le Théâtre aux fleurs. Des artistes comme Claude Debussy s’y produisent régulièrement.
Un « Jardin Shakespeare »
En 1952, Robert Joffet, conservateur en chef des jardins de Paris, décide de dédier le lieu à William Shakespeare en créant, autour du théâtre, un environnement naturel dont les plantes font référence à l’auteur dramatique élisabéthain :le Jardin Shakespeare. À l’entrée, l’évocation de la forêt des Arden, près du village de Stratford-upon-Avon où le dramaturge est né, un lieu qui sert de décor à sa comédie Comme il vous plaira. Sur le côté droit du jardin, la flore méditerranéenne odorifère qui renvoie à l’île où réside Prospéro dans la Tempête ; à gauche, la lande écossaise de Macbeth ; et, pour composer le fond de scène, la forêt féerique du Songe d’une nuit d’été. Hamlet n’est pas oublié avec le saule pleureur d’Ophélie et le ruisseau dans lequel elle se laissera couler.
Placé sous le double signe du spectacle et de Shakespeare, le Jardin ne fera pas défaut à son dédicataire. En 2022, Hamlet y était représenté. En 2024, la Tempête occupe les lieux et deux autres spectacles font référence au divin William : Prospéro ou l'histoire insolite d'un acteur qui ne savait pas parler de Vincent Debost où, prenant appui sur cette citation emblématique du dramaturge – « La vie est un théâtre et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs » –, le comédien-auteur mêle son parcours à celui de Prospéro ; Shakespeare Love, qui traite de l’obsession d’une jeune fille qui rencontre l’auteur anglais.
La Tempête. Entre magie et enjeux de pouvoir
L’espace végétalisé du Jardin Shakespeare, qui forme comme un cocon, nous plonge au cœur de l’île où Prospéro, ancien duc de Milan dépossédé du pouvoir par la traîtrise de son frère, vit isolé avec sa fille Miranda. Un lieu précédemment dirigé par une sorcière dont Prospéro s’est rendu maître et dont il a réduit le fils, Caliban, en esclavage. Sur son île, Prospéro domine les forces de la nature, aidé par un esprit de l’air et du souffle de vie, Ariel, qu’il a promis de libérer de son emprise s’il l’aide à mener à bien la vengeance qu’il a ourdie. Magicien, il déclenche une tempête et fait chavirer le bateau dans lequel se sont embarqués ses ennemis, son frère et le roi de Naples qui l’a aidé. Afin d’introduire un élément perturbateur de plus dans l’alliance entre Antonio, son frère, et le roi de Naples, il provoque la rencontre entre sa fille Miranda et Ferdinand, le fils du roi de Naples. Parce que les deux jeunes gens doivent évidemment tomber amoureux l’un de l’autre.
Une mise en scène du presque rien
Les comédiens évoluent sur les aires de jeu situées face au public comme au milieu des spectateurs. C’est en tenues contemporaines, neutres, qu’ils se présentent sur scène, transformant l’histoire en fable intemporelle. Quant à Prospéro, il apparaît en haillons faits de bandes d’étoffes assemblées, comme un SDF des temps modernes. Seul Ariel, qui n’est pas un être humain mais un esprit, portera sur le visage une cagoule qui dénote sa non-appartenance à l’espèce humaine.
Les personnages annexes, toujours présents chez Shakespeare, sont matérialisés par des marionnettes dressées sur le pré qui est espace de jeu. Héritage du théâtre de tréteaux, les bruitages sont réalisés par les comédiens à vue, derrière le public, avec un rouleau à faire du vent ou une plaque de tôle frappée pour évoquer l’orage. Le théâtre dit sa réalité.
Un rôle prépondérant : la Nature
La multiplicité des lieux offerts par le Théâtre de verdure – sentier forestier, rivière, grotte, forêt, pelouse qui devient, par les artifices du théâtre, plage où s’échouent les naufragés – se prête parfaitement à cette errance des personnages sur l’île, traversée par les interventions comiques du bouffon du roi, Trinculo, et de son intendant, l’ivrogne Stephano, qui jouent avec Caliban une autre farce du pouvoir.
Mais si l’intrigue a le pouvoir pour thème, un autre motif, fondamental, court sous la surface : celui de la loi de Nature et de l’erreur que les hommes commettent en allant contre ses enseignements. Prospéro s’est rendu maître des éléments par la magie, il a contraint la Nature. Il lui faudra renoncer à vouloir la dominer pour que le monde retrouve son harmonie. Cette préoccupation traverse tout le théâtre de Shakespeare. Elle rejoint en même temps la perception baroque de son époque sur le désordre du monde.
Le Jardin Shakespeare, ici, joue, par sa présence, à plein son rôle. Non seulement il est le décor naturel dans lequel les personnages s’égarent, se croisent sans se voir, se fondent pour s’y dissimuler, mais il renforce encore davantage cette présence des forces naturelles si prégnantes chez Shakespeare.
Du vent dans les crânes
La thématique du vent, qui sert de point de départ à la Tempête, alimente d’autres présentations et créations de la saison 2025. C’est le cas de Fiesta, création de l’année destinée au jeune public, écrite par Gwendoline Soublin. La fable met en scène un jeune garçon, Nono, qui va avoir dix ans. Dix ans, c’est une date importante, ça se fête ! Nono prépare donc soigneusement son affaire, mais patatras ! survient la tempête Marie-Thérèse, une figuration transposée du covid, qui jette à bas tous ses projets. Faire avec constituera pour lui et ses amis une manière de grandir.
Le vent servira aussi de thème à l’exposition collective qui rassemble cinq photographes dont on découvre les photographies, réparties dans le Jardin, au fil d’une promenade.
Onirisme et fantastique
Si la magie imprègne la Tempête, le basculement de la Raison vers des imaginaires où rêve et cauchemar se répondent en miroir est présent.
Dans une adaptation de la Contrebasse de Patrick Süskind, un contrebassiste classique, troisième pupitre et donc de seconde zone, confesse tout ce que l’instrument lui inspire de passion et de haine. Sa propre médiocrité ne l’empêche pas d’éprouver un amour sans espoir de retour pour une soprano inatteignable. La grandeur de sa flamme et la taille considérable de son instrument, qui ne sont ni l’une ni l’autre maîtrisables par lui, le conduiront à la folie.
Les Ruines circulaires, elles, nous introduisent dans une histoire à mi-chemin entre rêve et réalité. Sous la plume de Jorge Luis Borges, un homme arrive dans la nuit, avec pour seule idée de « rêver un homme », de le créer par la force de son imagination et de lui donner vie. Récit énigmatique d’une quête d’identité portée par deux narrateurs et un musicien, le conte, dans l’environnement naturel du Jardin, invite à la méditation.
Du côté de la jeunesse, Alice dans la rue plonge la petite fille, inventée par Lewis Carroll, que ses aventures au Pays des merveilles font grandir, dans un univers industriel devenu steampunk au son d’une musique électroswing et à coups d’effets pyrotechniques qui donnent du relief à cet univers onirique.
Les rapports de pouvoir, c’est aussi la famille
C’est ce que raconte la Lettre au Père de Franz Kafka dans laquelle l’écrivain déverse ce qu’il n’a jamais osé dire à un père directif et autoritaire. Une douleur trop longtemps comprimée, inexprimée, qui tout à coup ressort, révélant les ressorts profonds de la domination paternelle, avec ce qu’elle comporte de soumission et de révolte, de volonté d’indépendance et de culpabilité tout à la fois. Évoquant la tentative de se libérer d’un pouvoir qui nous oppresse en même temps qu’il nous a façonnés, la Lettre aborde la question de l’héritage parental, formateur, en même temps que le désir et la nécessité de s’en émanciper.
Quant au conte des Deux frères et les lions, qui met en scène deux frères qui se sont affranchis de la pauvreté de leur milieu d’origine pour devenir des magnats en Grande-Bretagne, il met en jeu la négation de l’acquis de l’héritage. Devenus des monstres froids, égoïstes et calculateurs, ces deux milliardaires, symboles éclatants du capitalisme, qui ont triomphé de tout, décident de léguer leurs fortunes à leurs filles respectives. C’est alors que la machine grippe…
Les rapports père-fils seront aussi mis sur la table familiale dans À table, chez nous, on parlait pas. Un jeune homme a été enrôlé de force dans le Service du Travail Obligatoire pour partir travailler en Allemagne. À son retour après la Seconde Guerre mondiale, il découvrira le rôle qu’a joué son père dans son enrôlement.
L’esprit des lieux
Le bois de Boulogne a sa place à travers la reprise des Jeux oubliés, créé en 2024 pour les Jeux Olympiques, qui mettait en scène le marathon de juillet 1900 dans le bois de Boulogne, un événement chaotique tombé dans l’oubli. La pièce évoque les faits marquants de cette année olympique, la personnalité de Pierre de Coubertin et l’entrée des femmes dans les JO au moment où les recherches d’Étienne Jules Marey sur la chronophotographie introduisent le mouvement dans l’art photographique.
Reprise aussi de la Petite histoire secrète du bois de Boulogne, créée en 2022, évocation fantasmée de l’histoire du bois de Boulogne, du Xe siècle à nos jours, qui croise la grande Histoire et ses personnages marquants, de Philippe le Bel à Napoléon Bonaparte, née des rencontres de l’auteur et metteur en scène, Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre avec les jardiniers du Pré Catelan et les ingénieur.e.s forestier.e.s du lieu.
Parmi les lectures proposées par le Théâtre de verdure, on trouvera El Bosque, un texte écrit dans le cadre des résidences d’écriture du Théâtre, qui invente un projet de travail du Théâtre avec les prostituées du Bois qui tourne court, provoquant la disparition de l’une d’entre elles, Violetta.
Enfin, comme chaque saison, un moment de partage existe avec la création de la Troupe d’été. Elle est constituée chaque année, moitié d'habitantes et habitants de Paris et d'Île-de-France et moitié des membres d'une association du 16e arrondissement. Cette troupe mêle les âges, les sexes, les origines et la familiarité ou non avec l'univers artistique. Elle est accompagnée par des professionnelles et professionnels du spectacle pour créer un spectacle dans le Jardin Shakespeare.
En 2025, la Troupe d'été se constitue en partenariat avec l’association HOVIA dont l'une des antennes est basée dans le 16e arrondissement. Au service des personnes vulnérables, l’association contribue à une société de droit : solidaire, inclusive et accueillante. Elle a trois champs d’activité majeurs : l’accompagnement des personnes – enfants et adultes – en situation de handicap, la prévention et protection de l’enfance et de la famille, l’accueil des personnes âgées en perte d’autonomie.
En parallèle est organisé un parcours-découverte : rencontre avec les artistes, ateliers, parcours-spectacles, école du spectateur, moments de convivialité et repas communs.
En danse et en musique
Danse et musique seront présentes à travers des spectacles et un bal.
Royaume, qui propose aux très jeunes enfants (à partir de trois ans) de s’immerger dans une performance où le trop et l’inutile encombrent l’espace à travers le périple de deux personnages, et Juste un moment, un duo de danse aux influences hip-hop et contemporaines, sont accessibles à un jeune public.
Du côté de la musique, Furioza, Emily Loizeau, David Lafore et Lembe Lokk nous baladent de la « féerie épouvante » à Léonard Cohen.
Une grande Fête du Jardin Shakespeare, pleine d’inventions et de surprises, clôt le cycle d’été du Théâtre de verdure le 30 août, avec de la musique, de la danse, des tentatives, de l'irruptionnel, de l'irrationnel, des textes qui font pleurer, des textes qui font rire, la présence exceptionnelle de DJ Bash, un magicien, un grand jeu concours, des projections de films, des cocktails à la mandragore, des arbres qui parlent, des renards philosophes, un atelier de tarologie, une tarentelle et un salon de coiffure.
Les « Irruptionnants »
L’association française d’Astronomie appelle à contempler les étoiles, les conservatoires d’art dramatique de Boulogne-Billancourt et du 16e arrondissement parisien montrent leur travaux, la Maison Antoine Vitez révèle trois textes dramatiques et des rencontres et tables rondes autour des Théâtres de Verdure qui, par leur singularité, réinterrogent en permanence nos modes de perception, de transition, de conception et de production des arts vivants sont organisées.
Un programme dense pour les mois d’été…
Le Théâtre de verdure 2025
Billetterie en ligne : www.letheatredeverdure.com
réservation/ information 06 63 03 72 37 / theatredeverdure.contact@gmail.com
Les créations 2025
La Tempête • Dès 9 ans • Durée 1h30 • 12 représentations : 28 (16h) & 29 (16h) juin, 5 (18h30), 6 (16h), 9 (16h), 12 (16h) & 13 (16h) juillet, 27 (16h), 29 (16h) & 30 (16h) août, 6 (18h) & 13 (16h) septembre
S Texte William Shakespeare S Adaptation scénique à partir de la traduction d’Yves Bonnefoy S Mise en scène Sarah Oppenheim S Avec Mathieu Genet, Clara Pirali, Lisa Pajon, Nicolas Senty, Fleur Sulmont et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Scénographie et costumes Aurélie Thomas S Création musicale et sonore Nicolas Delbart S Administration/Production Fanny Laurent/Rodolphe Grau S Production Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare - Théâtre Irruptionnel S Soutien Mairie de Paris, Région Île-de-France, Spedidam
Fiesta • Spectacle Jeune public • Dès 5 ans • Durée 1h • 10 représentations : 15 (11h), 21 (11h), 22 (11h) & 29 (11h) juin, 5 (11h), 6 (11h), 12 (11h), 13 (11h), 16 (11h) & 19 (11h) juillet
S Texte Gwendoline Soublin S Mise en scène Julie Pilod S Avec Lisa Pajon, Carles Romero Vidal, Olivier Sangwa, Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Scénographie et costumes Solenne Mockelyn S Création musicale et sonore Nicolas Delbart S Administration/Production Fanny Laurent/Rodolphe Grau S La pièce Fiesta de Gwendoline Soublin est publiée aux éditions Espaces 34 S Production Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare - Théâtre Irruptionnel S Soutiens Mairie de Paris – Région Île-de-France
Les spectacles tout public
Prospero ou l'histoire insolite d'un acteur qui ne savait pas parler (Compagnie JimOe) • Dès 8 ans • Durée 50 min. • 5 représentations : 19 (16h), 20 (16h), 23 (16h), 26 (16h) & 27 (16h) juillet
S Texte, jeu et mise en scène Vincent Debost S Collaboration artistique Marion Servole
Shakespeare Love • Tout public • Durée 35 min. • 3 représentations les 23 (17h30), 30 (21h) & 31 (17h30) août
S Texte et jeu Ana Lorvo S Conception Simon Dufour et Ana Lorvo
La Contrebasse • Dès 14 ans • Durée 1h • 2 représentations les 22 (19h) & 23 (19h) août
S Texte de Patrick Süskind, traduction Bernard Lortholary S Jeu et mise en scène Nicolas Senty S Contrebasse Esther Brayer S Production Théâtre de Verdure – Théâtre Irruptionnel
Les Ruines Circulaires • Dès 10 ans • Durée 30 min. • 3 représentations les 27 (19h), 29 (19h) & 30 (19h) août
S Texte Jose Luis Borges traduit par Paul Verdevoye S Mise en scène Hélène Clech S Jeu Achille Bof, Hélène Clech et Niels Herzhaft S Création musicale Achille Bof S Costumes et regard scénographique Louise Blanc S Production Compagnie Les Entrevoûtes avec l’aide du dispositif Culture Pro (ministère de la Culture) S Accompagnement l’Athanor S Soutiens École Supérieure d’Art Dramatique, Jeune Théâtre National, Mairie d’Alfortville, association Au coin de l’impasse, maison de l’Argentine, mairie de Locquirec
Lettre au Père •D’après Franz Kafka • Dès 14 ans • Durée 1h • 4 représentations les 5 (19h), 6 (16h), 12 (19h) & 19 (19h) septembre
S Texte d’après Franz Kafka, traduction Bernard Lortholary S Mise en scène Marie-Charlotte Biais S Jeu Carles Romero-Vidal S Production Compagnie La Controverse S Remerciements Guillaume Marie, Sabine Napieral
Les Deux frères et les lions • Dès 10 ans • Durée 1h • 5 représentations les 19 (17h), 20 (18h), 21 (18h), 26 (17h) & 27 (16h) septembre
S Texte Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Avec la participation de Sophie Poirey, maître de conférences en droit Normand à l’Université de Caen S Éditions Collection des quatre-vents – L’avant-scène théâtre S Mise en scène Vincent Debost et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Avec Lisa Pajon et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et la participation de Christian Nouaux S Musiques originales Nicolas Delbart S Avec la participation d’Olivier Daviaud S Création lumière Grégory Vanheule S Création vidéo Christophe Waksmann S Production Le Théâtre Irruptionnel S Coproduction Le Forum – scène conventionnée de Blanc-Mesnil S Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France - Ministère de la Culture, du Fonds SACD Théâtre, et du Trident – scène nationale de Cherbourg S Remerciements à Paris, Musée de Cluny - Musée national du Moyen Âge pour les droits d'utilisation de La Dame à la Licorne, intitulé le Goût (Cl. 10831) S Le Théâtre Irruptionnel est également soutenu par la DRAC Nouvelle-Aquitaine et conventionné par la région Nouvelle-Aquitaine depuis 2019
À table, chez nous, on parlait pas • Dès 13 ans • Durée 1h • 4 représentations les 5 (17h), 7 (14h), 12 (17h) & 14 (14h) septembre
S Texte et mise en scène Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Collaborations artistiques Lisa Pajon et Vincent Debost Dramaturgie Sarah Oppenheim Avec Lisa Pajon et Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et la participation de Audrey Bonnet S Scénographie, costumes Olga Karpinsky S Création son Nicolas Delbart S Création lumière Grégory Vanheule S Production Théâtre Irruptionnel S Coproductions Scènes de Territoire Agglo2B (Agglomération du Bocage Bressuirais), Théâtre de Thouars S Avec l’aide de l’Adami et de la DRAC Nouvelle-Aquitaine S Partenaires Les 3T – Scène conventionnée de Châtellerault, le Centre régional Résistance et Liberté de Thouars, Scènes Nomades et la Maison des Arts de Brioux-sur-Boutonne, Les Tréteaux de France - CDN, Les Plateaux Sauvages de Paris, Le Théâtre Rutebeuf de Clichy-la Garenne S Avec le soutien du dispositif Adami-Déclencheur La compagnie est également soutenue par la DRAC Nouvelle-Aquitaine et conventionnée par la région Nouvelle-Aquitaine depuis 2019
Jeune public
Juste un moment (Cie Crysael) • Duo de danse aux influences hip-hop et contemporaines • Dès 6 ans • Durée 40 min. • 8 représentations : 14 (16h), 15 (16h), 21 (16h) & 22 (15h) juin, 20 (11h), 21 (11h), 27 (11h) & 28 (11h) septembre
S Chorégraphie et interprétation Christophe West et Gaël Grzeskowiak S Création musicale Camille Rossi S Création lumières Emanuele Stauble S Production Danse en Scène S Coproduction Théâtre de Suresnes Jean-Vilar S Soutien Mairie de Paris
Alice dans la rue • Dès 5 ans • Durée 1h • 4 représentations les 20 (11h), 23 (11h), 26 (11h) & 27 (11h) juillet
Le corps et le cœur d’Alice se transforment, comme si une machine à vapeur insensée s’en était emparée, à l’image de l’industrialisation galopante de l’Angleterre lorsque le texte fut écrit. Le lapin blanc court à loisir au milieu de la foule et la chute d’Alice prend l’allure d’un numéro acrobatique.
S D’après Lewis Carroll S Direction artistique, scénographie, texte et mise en scène Nicolas Soloy S Avec la collaboration de Prune Baladur S Avec Marie Rasabotsy, Alexandre Grekoff, Juliette Boudet, Nicolas Soloy, Anne Minetti S Conception graphique Fabien Ouvrard S Costumes Émilie Hug & Carmen Bagoe, assistées de Lolita Le Bot, Alicia Maistre (patines), Juliette Six (sérigraphies) S Masques Thierry Graviou S Marionnette Nicolas Soloy S Production les Anthropologues - Département de l'Oise
Royaume • Dès 3 ans • Durée 30 min. • 4 représentations les 6 (11h), 7 (11h), 13 (11h) & 14 (11h) septembre
Un espace intime qui amène les enfants en immersion dans une performance qui danse l’encombrement, le trop, l’inutile et l’accumulation à travers le périple de deux personnages.
S Chorégraphie Stefania Brannetti et Silvia Di Rienzo S Aide à la mise en scène Maia Berling S Interprétation Stefania Brannetti et Alexandre Thery S Musique originale Daniele Guaschino S Collaboration costumes Elisabeth Cerqueira S Soutiens Région Île-de-France - Dispositif d’Aide à la résidence territoriale ; SPEDIDAM – Aide à la création de bande originale S Production Compagnie C&C S Coproduction Coopérative De Rue et De Cirque - 2r2C qui accompagne et soutien la compagnie pour développer ses projets artistiques et culturels.
Les reprises
Les Jeux Oubliés (création 2024) • Dès 9 ans • Durée 1h (Entre 55 et 58 min., selon la condition physique des interprètes !!) • 5 représentations : 31 (16h) août, 7 (16h), 14 (16h), 20 (16h) & 21 (16h) septembre
S Texte et mise en scène Mathieu Genet S Chorégraphie Marie Bonnet S Créateur son Nicolas Delbart Avec Jonathan Genet, Noa Landon, Fleur Sulmont et Alexandre Théry S Production Théâtre de Verdure et Théâtre Irruptionnel, avec la Troupe du Théâtre de Verdure S Projet soutenu par la Mairie de Paris à travers l’Olympiade Culturelle, par l’Adami et la Région Île-de France S En partenariat avec le Racing Club de France
Petite Histoire Secrète du Bois de Boulogne (Création 2022) • Dès 8 ans • Durée 1h10 • 1 représentation le 28 septembre (16h)
S Texte et mise en scène Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre S Avec Nicolas Senty, Clara Pirali, Mathieu Genet, Lisa Pajon, Julie Pilod ou Vincent Debost, Milena Csergo ou Fleur Sulmont S Production Théâtre de Verdure – Théâtre Irruptionnel S Avec le soutien de l'aide à la résidence de la Ville de Paris et de l'aide à la diffusion de la Région Île-de-France.
Concerts sous les étoiles
Furioza Samedi 28 juin à 21h. Un univers musical et visuel de « féerie épouvante »
Emily Loizeau Vendredi 11 juillet à 21h. Solo piano voix.
David Lafore Mercredi 23 juillet à 18h30. Une voix au registre surprenant, une folle guitare et des textes dingues ou sensibles.
Lembe Lokk Samedi 13 septembre à 21h. Lembe Lokk revisite le répertoire de Leonard Cohen.
Lectures au jardin
El Bosque de Virginie Barreteau • Troupe du Théâtre de Verdure • Dès 15 ans • Mercredi 16 juillet à 16h • Un texte écrit dans le cadre des résidences d'écriture du Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare.
Le plus beau corps qu’on aura trouvé en ce lieu de Josep Maria Miro, traduction Laurent Gallardo, Julie Pilod • Dès 12 ans • Samedi 13 septembre à 18h30 • Pièce kaléidoscope autour de la mort d’un adolescent dans un village de Catalogne.
La Clairière de Stéphane Jaubertie • Compagnie des Lucioles • Dès 13 ans • Dimanche 14 septembre à 18. • Quand les barrières qui isolent d’une forêt dangereuse la maison d’un couple de retraités tombent…
Sharks Don't Take Things Personally (Compagnie H) • Dès 12 ans • Samedi 27 septembre à 18h • Une portion d’Effacement, le nouveau roman de Nadège Momie. L’autrice résiste à l'inquiétude que lui inspire le monde tel qu'il va en créant des liens, un peu à la manière d'Aby Warburg, des associations de pensée.
Les Irruptionnantes – des animations et des rencontres
Le Conservatoire à Rayonnement Régional de Boulogne Billancourt • Samedi 14 juin à 14h, au Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare.
La classe théâtre du Conservatoire Municipal du 16e arrondissement • Samedi 21 juin à 14h avec La Mort d'Anjiu de Virginie Barreteau • Dans les plaines de l’Altaï, un morceau de métal tombe du ciel et tue Anjiu devant l’enfant Bartholomé. La famille part alors pour un long périple afin de découvrir la vérité sur ces étranges chutes.
La Maison Antoine Vitez et l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique de la ville de Paris • Le 5 juillet à 14h et 16h, le 6 juillet à 14h • Autour de trois textes sélectionnés par le Comité de lecture du Théâtre de Verdure et lus par des étudiantes et étudiants de l'ESAD, Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la Ville de Paris.
Le Théâtre de Verdure sous les étoiles • Mercredi 27 août à partir de 21h • L’Association Française d'Astronomie (AFA) au Jardin Shakespeare • Pour observer les étoiles.
Fête du Jardin Shakespeare • Samedi 30 août à 21h •
Les Théâtres de Verdure : une expérience in vivo • Vendredi 19 septembre à 14h •
La Troupe d’été 2025 • Les 22 (16h), 23 (16h) & 24 (16h) août • Le temps d’inventer un acte théâtral de partage et de transmission en lien avec le territoire, ouvert à toutes et à tous. Les répétitions puis les représentations de cette Troupe d'été sont l'un des temps forts de la saison du Théâtre de Verdure.