Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Arts-chipels.fr

La Fondation Royaumont. L’art et la culture au vert.

Phot. © SF

Phot. © SF

Le Festival de Royaumont inaugure une nouvelle formule en mettant en place à des actions culturelles et artistiques qui se déroulent tout au long de l’année. Une belle opportunité de se mettre au vert, le dimanche après-midi, dans un magnifique décor naturel, tout en s’imprégnant de culture. Concerts, spectacles de danse, ateliers, rencontres et séminaires de recherche dans et hors les murs sont au programme de la saison 2026-2027.

L’abbaye de Royaumont est un magnifique site enserré dans un écrin de verdure. Cette abbaye cistercienne de première importance – la plus grande de l’Île-de-France –, qui hébergea, au temps de sa prospérité, à la fin du XIIIe siècle, jusqu’à 150 moines et frères convers, fut fondée par Louis IX, futur Saint Louis, en 1228. Imaginée, dans l’esprit cistercien, comme un lieu autosuffisant, elle fait de l’eau l’une des conditions nécessaires en détournant la rivière voisine et en créant un canal d’évacuation des eaux usées, des aménagements d’importance qui marquent encore la conception du lieu. Dans le parc de l’abbaye, la référence à l’époque médiévale reste aussi présente au travers de neuf carrés cultivés, comportant une centaine de plantes médicinales, qui renvoient au souvenir d’Hildegarde von Bingen et à la tradition des jardins de « simples » du Moyen-Âge.

Cloître-Fondation-Royaumont. Crédit, Olivier Ouadah

Cloître-Fondation-Royaumont. Crédit, Olivier Ouadah

Une histoire tumultueuse

Les ravages de la guerre de Cent Ans et les pillages qui l’accompagnent ramènent, au XIVe siècle, l’effectif à 50 moines. Le concordat de Bologne, en 1516, qui remet la nomination des abbés à la discrétion du roi de France et transforme l’abbaye en une source de rentes pour ceux qui en ont la charge, participe de son déclin bien que les bâtiments, monumentaux, demeurent.

La Révolution sonne le glas de sa fonction religieuse. Vendue comme bien national, l’abbaye échappe à la destruction en devenant filature de textile. Elle retrouvera sa vocation religieuse, de 1869 à 1905, en hébergeant un noviciat de religieuses qui entreprennent de la restaurer dans le style néogothique – la coexistence des deux styles est une curiosité amusante –, avant d’être rachetée par un industriel, Jules Goüin, président de la Société de Construction des Batignolles, qui en poursuit la restauration.

Son petit-fils, Henry Goüin, décide d’ouvrir ses portes aux artistes et intellectuels nécessiteux pour offrir le « loisir de méditer – éventuellement de créer – à ceux que trop souvent les difficultés matérielles de la vie contraignent à vivre dans des lieux dont la beauté et la poésie sont absentes ». Une vocation culturelle et artistique qui prendra, en 1964, la forme d’une fondation, la « Fondation Royaumont (Goüin-Lang) pour le progrès des Sciences de l’Homme ». Entre-temps, l’abbaye aura servi d’hôpital des « infirmières écossaises » durant la Première Guerre mondiale, avec une capacité de 600 lits.

La monumentalité des lieux permet aujourd’hui de disposer d’une cinquantaine de chambres, réaménagées dans les logis conventuels, et de différents lieux utilisés pour accueillir des séminaires, des rencontres ou des spectacles.

Orgue Cavaillé. Coll. réfectoire des moines. Fondation Royaumont. Crédit Olivier Ouadah

Orgue Cavaillé. Coll. réfectoire des moines. Fondation Royaumont. Crédit Olivier Ouadah

La musique au premier plan

L’abbaye de Royaumont héberge deux bibliothèques, la Bibliothèque générale Henry et Isabelle Goüin et la Bibliothèque musicale François-Lang, emblématiques de son projet artistique et culturel. La première, riche d’environ 23 000 volumes, regroupe un ensemble varié et éclectique constitué d’achats mais aussi de dons – dont les fonds de Paul Desjardins, Jean Cassou et Henri Bergson. Elle témoigne de l’attachement de la Fondation aux Sciences humaines.

La musique, qui rejoint les activités culturelles et artistiques de la Fondation, y occupe une place privilégiée. La Bibliothèque musicale François-Lang présente une collection unique de manuscrits et d’imprimés musicaux (partitions et ouvrages théoriques) réunis par le pianiste François Lang (1908-1944), frère d’Isabel Goüin-Lang. Riche de 1 300 titres allant de la fin du XVIe siècle au XXe siècle, elle inclut plusieurs fonds de collectionneurs, de musicologues, de compositeurs et d’interprètes (fonds Florentin dédié à Jean-Philippe Rameau, Fonds Bathori-Kal, Fonds Jean-Yves Hameline, Fonds André Isoir, Frédéric Durieux…).

Depuis 2016, le fonds musical rassemblé par Maurice Fleuret et Henry-Louis de Lagrange, installé dans un ancien hôtel particulier à Paris, dans le 8e arrondissement, est venu augmenter de manière significative la place de la musique au sein de la Fondation. Ses 30 000 titres, ses 50 000 références discographiques, ses 16 000 partitions et les fonds d’archives de Gustav Mahler, Marguerite Long, Yvonne Lefébure, Sylvain Dupuis, Paul Le Flem, entre autres, qui viennent s’ajouter à la Bibliothèque François-Lang font des Bibliothèques Royaumont un lieu incontournable pour la musique.

Les instruments de musique installés dans la Fondation constituent, de leur côté, un apport non négligeable dans le parcours artistique de l’abbaye.

Le réfectoire des moines abrite un grand orgue d’Aristide Cavaillé-Coll, construit en 1864. Acquis en 1936 par François Lang pour inaugurer la première Saison musicale à Royaumont, classé monument historique, il a fait l’objet d’une importante restauration de 2002 à 2007. L’abbaye héberge d’autres instruments d’exception : un clavecin signé Emile Jobin, copie d’un clavecin Vater de 1732 classé trésor national, et un orgue roman conçu par Marcel Pérès et Antoine Massoni à partir d’un traité du XIe siècle, le Tractatus Diversarum Artium de Théophile. Quant à la Bibliothèque musicale La Grange-Fleuret, à Paris, elle possède un piano de concert Steinway 1907 qui avait initialement appartenu à la princesse de Polignac.

Toutes ces composantes contribuent à ancrer la musique dans le projet culturel et artistique de la Fondation.

Cuisine des moines. Fondation Royaumont. Crédit Olivier Ouadah

Cuisine des moines. Fondation Royaumont. Crédit Olivier Ouadah

Une politique de résidences

Une politique de résidences d’artistes renforce aussi ce lien privilégié avec la musique. Bénéficiant de subventions publiques et de mécénat, la Fondation Royaumont accueille, chaque année et tout au long de l’année, une vingtaine d’artistes, musiciens et danseurs.

Leur accueil en résidence obéit à des motivations diverses et peuvent se situer à différents moments d’un parcours artistique ou de la gestation d’un projet.

Parfois, la résidence offre à l’artiste une parenthèse, un temps déconnecté des urgences quotidiennes pour lui donner la possibilité d’une exploration-errance, pas nécessairement orientée dans le sens d’une création, d’une échappée belle, lui permettre une réflexion sur sa pratique, ou une recherche pas nécessairement formalisée.

Parfois, lorsque le projet a des contours plus nets, elle donne à l’artiste le temps de le maturer, de le mettre en forme, en créant dans la quiétude de l’« écart » que propose l’abbaye par rapport au monde, un lieu qui laisse la pensée et l’imagination s’épanouir.

La durée des résidences, variable, peut s’étendre jusqu’à trois années et déboucher, à la fin, sur des réalisations.

Durant leur résidence, si les artistes mènent leur barque comme ils l’entendent, ils ne sont pas pour autant coupés du monde. Des rencontres avec différents publics, au sein de l’abbaye ou à l’extérieur, des interventions en milieu scolaire maintiennent le contact. Des présentations de leur travail à ses différentes étapes interviennent aussi sous différentes formes, dont celles de micro-spectacles témoignant de l’état d’avancement de leurs travaux. Et il n’est pas rare que d’anciens résidents reviennent, plus tard, présenter leurs spectacles.

Christian et François Ben Aïm, Dans ma cuisine, un désert ? Phot. © DR

Christian et François Ben Aïm, Dans ma cuisine, un désert ? Phot. © DR

Une diffusion de spectacles en lien avec les spécificités de la Fondation et ses partenaires

La fondation Royaumont intervient aussi comme un acteur de diffusion des spectacles. Elle accueille, les dimanches après-midi, des spectacles qui s’inscrivent dans son ADN « musique et danse », faisant une place à la musique ancienne, au chant médiéval comme à la danse contemporaine et à la musique, improvisée ou écrite, de notre temps.

Didon et Énée de Purcell voisinera ainsi avec les expérimentations électroniques avant-gardistes de Malqa, proposées par Kamilya Jubran, Éric Brochard et Lo Guérin. Les Incas et conquistadors de La Chacana et de Pierre Hamon répondront aux Stabat Mater de Vivaldi et de Pergolèse, interprétées par Les Épopées et chantées par Chiara Skerath et Eva Zaïck. Musique et danse seront associées dans Phénomènes, qui associe la chorégraphe et danseuse Julie Gouju et le beatboxer Scratchy ou dans la promenade dansée offerte par Vifs – Water Music sur une musique de Haendel et une chorégraphie de Bruno Benne.

À la musique traditionnelle irlandaise et écossaise répondra le métallophone, un nouvel instrument conçu par le compositeur Bastien David et les figures d’acrodanse féministes et rebelles d’Audacieuses de Frédéric Cellé répondra Identity Is a Rumor, until Death Writes it Down, où le danseur franco-haïtien Mackenzy Bergile, qui développe une œuvre à la croisée de la performance, de la recherche et de la critique post-coloniale met à l’épreuve son identité dans un dispositif immersif et performatif.

Les liens noués avec le conservatoire de Persan, un établissement d’enseignement de la musique et de la danse qui remplit également des missions de création, de diffusion et d’animations à travers des concerts, des masters-classes, des conférences et des concerts-spectacles à destination des familles, renforce cette part de son activité.

L’accueil en résidence de musiciens et de danseurs contribue aussi à cette politique de diffusion. Les artistes résidents s’y produisent également, seuls ou avec d’autres invités, associant création en cours et spectacles déjà créés.

Simon Prunet-Foch. Phot. © SF

Simon Prunet-Foch. Phot. © SF

Des résidents en représentation dans la saison 2026-2027

Dans le domaine de la danse, Fabrice Lambert, chorégraphe depuis les années 2000, présentera en octobre prochain le spectacle actuellement en gestation à Royaumont, la Vitesse de l’eau. Intéressé par la rencontre avec les autres arts, par des corps non standardisés, le chorégraphe explore depuis 2010 la relation du corps avec la nature comme « un moyen de se réconcilier avec le monde » pour faire de l’acte de danser l’incarnation des « phénomènes qui habitent la Terre ». La Vitesse de l’eau, un spectacle pour trois danseuses, forme avec son spectacle précédent, Renverse, un diptyque qui part d’une réflexion sur les courants océaniques et leurs mouvements qui déterminent, d’une certaine manière, le climat. Dans la Vitesse de l’eau, il reprend ce même thème du courant pour explorer la force de la poussée, son contraire et la résistance dans lesquels ont trouve la base du mouvement.

Simon Prunet-Foch, musicien, souligne de son côté le grand plaisir qu’il a à marquer un temps d’arrêt pour développer sa pratique et rechercher des partitions dont il pourra faire l’exploration. Organiste titulaire de l’église Sainte-Marie-des-Batignolles à Paris et directeur des formations du Centre de musique baroque de Versailles, il a ici choisi d’explorer la thématique de « L’orgue et l’Orient ». Il rappelle les origines orientales de l’orgue, attestées à Alexandrie au IIIe siècle avant notre ère et son emploi à Byzance avant son introduction en France au travers d’un instrument offert à Pépin le Bref en 757. Il évoque les raisons du succès de l’instrument – sa stabilité d’intonation qui supplée à l’utilisation d’un art vocal seul auparavant – avant de présenter l’orgue de Royaumont.

Il trace un chemin qui le conduit à l’orientalisme, puis aux engouements pour l’Orient alimentés, au XXe siècle, par l’Exposition coloniale de 1931. Ce qui l’intéresse n’est pas l’exotisme de façade qui a fasciné maints compositeurs, mais l’exploration plus fine, riche et déliée des tonalités, pratiquée par la musique orientale, que l’orgue autorise. Il interprètera, le jour de notre visite, à côté d’une pièce de Jean-Sébastien Bach, une composition de Jehan Alain (1911-1940) où le compositeur joue sur les tonalités. Plus « classique » sera le concert qu’il propose en novembre sur la Poésie du choral, de Bach à Franck.

Théo Ceccaldi, Sofiane Saïdi, Valentin Ceccaldi. Phot. © SF

Théo Ceccaldi, Sofiane Saïdi, Valentin Ceccaldi. Phot. © SF

Dans un creuset de musiques populaires et savantes : le raï

La programmation de la Fondation Royaumont le proclame : le dialogue des cultures et les formes transculturelles sont au cœur d’une activité qui privilégie la rencontre, la reconnaissance mutuelle des altérités qui forment le monde d’aujourd’hui, ainsi que la recherche des voies de leur collaboration.

Le souci de faire partager l’amour de la musique à tous les publics a conduit l’équipe de la Fondation à chercher quelle forme permettrait de toucher un vaste public, tous âges confondus, en incluant des publics jeunes. Le choix s’est alors porté sur le raï. D’origine algérienne oranaise, cette musique rurale traditionnelle née au début du XXe siècle s’est modernisée dans les années 1970 et internationalisée à partir des années 1990. Le raï aurait émergé en opposition à une musique trop cantonnée à la religion et aux valeurs morales prônées par la société, avec l’envie de faire une place aux difficultés de la société paysanne, désireuse d'exprimer à leur manière joies et peines, notamment par le biais de bergers-chanteurs itinérants et de danseuses-chanteuses. L’apparition de la cassette en Algérie a joué un rôle crucial dans son développement. Contournant les réseaux officiels de distribution, elle a permis une large diffusion de cette musique avant d’être catapultée au rang de musique nationale au milieu des années 1980.

Sofiane Saïdi, né en 1973 à Sidi Bel Abbès, auteur-compositeur-interprète, considéré comme le « Prince du raï 2.0 » s’est glissé dans les formes nouvelles – la funk, le chaâbi égyptien ou la musique de Bollywood, le jazz, le trip-hop – tout en plongeant ses racines dans sa culture oranaise, elle-même nourrie de la musique bédouine ou des influences d’Al-Andalus, entre autres. Il incarne toute une génération nourrie autant par les instruments traditionnels comme le oud que par les guitares électriques, machines à rythme et autres synthés. Chanteur soul, fan d’Oum Kalthoum, des musicals égyptiens, de Farid el Atrache, il recherche l’alchimie du timbre, le groove, l’émotion.

Il rejoint Théo Ceccaldi, autre hôte de la Fondation, lauréat aux Victoires du Jazz en 2017 dans la catégorie Révélation instrumentale, avec lequel il ouvre la saison fin septembre avec À la source du raï. Avec la complicité de Valentin Ceccaldi, le frère de Théo, tous trois proposeront aussi, à la fin du mois de novembre, Dzaïr, où se mêlent leurs compositions.

Chez les deux frères Ceccaldi, la musique est une affaire de famille. Leur père était un compositeur prolixe de Constantine, ce qui les rapproche de Sofiane Saïdi. Le premier au violon, le second au violoncelle, ils pratiquent un jazz-fusion qui puise dans les musiques du monde. En pizzicati ou à l’archet, ils croisent avec allégresse et une finesse sans cesse renouvelée tous les styles, du jazz à la pop, du rap aux musiques des cinq continents et cherchent en permanence à réinventer leur langage.

On ajoutera simplement, pour conclure, alors que l’abbaye de Royaumont se trouve à une certaine distance des moyens de transports « courants » que la Fondation propose des accès facilités à ceux qui n’auraient pas de voiture : en train jusqu’à Luzarches (Transilien, ligne H) où une navette est mise en place ; en choisissant de faire une balade à pied (4 km), depuis la gare de Seugy (Ligne H), en empruntant le sentier Blanche de Castille ou à partir de la gare de Viarmes (Ligne H). 

Pour ses programmes et son lieu, l’abbaye de Royaumont vaut le détour…

Le Bruit des autres. Phot. © Antonio Gonima

Le Bruit des autres. Phot. © Antonio Gonima

Abbaye de Royaumont – 3, Jard de l’abbaye de Royaumont, 95270 Asnières-sur-Oise

www.royaumont.com

Programme des Dimanches de l’abbaye

Dim. 27/09 À la source du raï - Sofiane Saidi, Théo Ceccaldi Musique Tout public Parc de Royaumont Durée 1h30
Dim. 04/10 Post tenebras : la renaissance par la musique - Ensemble Irini, Lila Hajos Musique Tout public Réfectoire des moines Co-programmation avec le Festival Baroque de Pontoise Durée 1h10. L’ensemble fait dialoguer les maîtres du renouveau byzantin et le Vénitien Giovanni Gabrieli, l’un des compositeurs les plus célèbres de cette époque qui préfigure l’ère baroque.
Dim. 11/10 La Vitesse de l’eau - Fabrice Lambert Danse Tout public Réfectoire des moines Durée 50 min.
Dim. 18/10 Incas et conquistadors - La Chacana, Pierre Hamon Musique Tout public Réfectoire des moines Durée 1h. Et si Incas et conquistadors avaient choisi de s’affronter avec des flûtes, plutôt qu’avec des épées ? Mélodies traditionnelles amérindiennes, extraits du Codex Trujillo et du Cancionero de Palacio, improvisations…
Dim. 08/11 Le Bruit des autres Sylvain Devaux, Alexandra Vuillet Musique et marionnette Salle des charpentes 15h30 Dès 5 ans Durée 1h15. Lamine est une marionnette, curieuse et intrépide, confrontée à Sylvain au hautbois, à Charlotte à la contrebasse. Trois langages qui tentent de communiquer pour faire monde ensemble.
Dim. 15/11 La Poésie du choral, de Bach à Franck - Simon Prunet-Foch Musique • 15h30 • Tout public Réfectoire des moines Durée 1h10. De Bach au spirituel César Franck ou au romantique Felix Mendelssohn, ce concert est un message spirituel offert à chacun selon sa propre sensibilité. Œuvres de Bach, Böhm, Franck, Mendelssohn…
Dim 22/11 Dans ma cuisine, un désert ? - Christian et François Ben Aïm Danse Grand comble 15h30 En famille, dès 6 ans Durée 50 min. Incarnés par des acrobates venus du monde du cirque, les personnages imaginent une machine à faire parler les larmes, rencontrent un enfant du désert qui voudrait être marin, apprennent à s’entraider pour atteindre une source… Les chorégraphes inventent un monde instable où tout doit être constamment réexaminé.
Dim. 29/11 Dzair - Sofiane Saidi, Théo et Valentin Ceccaldi Musique Salle des charpentes 15h30 Co-programmation avec le festival Jazz au Fil de l’Oise Tout public Durée 1h20. Entre raï, influences arabo-andalouses, jazz et musiques du monde.
Dim. 06/12 Malqa - Kamilya Jubran, Eric Brochard, Lo Guénin Musique Salle des charpentes 15h30 Tout public Durée 1h. Des expérimentations avant-gardistes servent d’écrin à la musique classique arabe à trois improvisateurs : la chanteuse et oudiste Kamilya Jubran, référence pour les artistes du Moyen-Orient, le compositeur Lo Guénin et son partenaire Éric Brochard.
Dim. 13/12 Didon et Énée de Purcell - Ensemble Les Surprises, Louis-Noël Bestion de Camboulas Musique • 15h30 • Tout public Réfectoire des moines Durée 1h15. Une nouvelle version de cet opéra conçue à Royaumont pendant l’été 2025 dans une version de concert.
Dim. 07/03 Les Métamorphoses - Les Insectes, Bastien David Musique • 15h30 • Tout public Réfectoire des moines Durée 55 min. Posées sur des caisses de résonance en bois laqué, les 216 lames d’acier du métallophone forment un cercle de 15 m de circonférence. Lorsqu’elles vibrent ensemble, elles engendrent un flot d’harmoniques flamboyantes. Autour d’elles pirouettent et virevoltent les six percussionnistes de l’ensemble Les Insectes.
Dim. 14/03 Immersive Maqâm - Lorenzo Bianchi Hoesch Musique Salle des charpentes 15h30 Tout public Durée 1h15. Imagine… Le compositeur a convié une chanteuse palestino-américaine, une violoniste d’origine turque et un virtuose né à Jérusalem à une création commune.
Dim. 21/03 Identity is a rumor, until death writes it down - Mackenzy Bergile Danse 15h30 Réfectoire des moines Tout public Durée 1h. Le Franco-Haïtien Mackenzy Bergile est à la fois chorégraphe, dramaturge, pianiste, poète et chercheur. Il s’est formé à la danse traditionnelle haïtienne, aux danses afro-américaines et contemporaines, à la musique classique et aux arts visuels.
Dim. 28/03 Je n’ai plus de nom (Mina’an in k’aaba) - L’Itinéraire, Garth Knox Musique Salle des charpentes 15h30 Tout public Durée 1h15. Cette création, mûrie lors d’une résidence à Royaumont, prend sa source dans la poésie de Briceida Cuevas Cob, écrite en maya et en espagnol. Inspiré par les sonorités des langues mayas, le compositeur Garth Knox explore les passages entre langues, poésie et musique, entre résonances, écarts, correspondances et décalages.
Dim. 18/04 Birds - Quatuor Æsthesis, Peter Corser Musique 15h30 Réfectoire des moines Tout public Durée 1h. Une envoûtante traversée des siècles, en partant du Chant des oiseaux de Clément Janequin, pour atterrir aux côtés de Sarah Quartel, l’une des compositrices de notre siècle les plus populaires chez les choristes, avec un saxophoniste peu commun, Peter Corser. Un paysage sonore en perpétuelle transformation.
Dim. 25/04 Stabat Mater - Les Épopées, Chiara Skerath, Eva Zaïcik Musique 15h30 Réfectoire des moines Tout public Durée 1h10 (+ entracte). Gravité contenue, langueur méditative et dépouillement expressif caractérisent le Stabat Mater de Vivaldi. À l’inverse, celui de Pergolèse frappe par sa puissance théâtrale. Chiara Skerath et Eva Zaïcik font entendre une interprétation incarnée de ces œuvres majeures du répertoire sacré italien.
Dim. 02/05 Phénomènes - Julie Gouju, Scratchy Danse 15h30 Grand comble En famille, dès 10 ans Durée 45 min. Comment accompagner le chant quand on n’a pas d’instrument ? Le hip-hop a trouvé la réponse : imiter les percussions avec la bouche. La chorégraphe Julie Gouju explore les liens évidents entre cette pratique et la danse. Avec Scratchy, beatboxer.
Dim. 09/05 Les Riches heures de Notre-Dame de Paris - Ensemble Pérotin le Grand, Sylvain Dieudonné Musique 15h30 Réfectoire des moines Tout public Durée 1h10. Partant du chant grégorien monodique, l’« École de Notre Dame » y a développé la polyphonie entre 1160 et 1250. Plain chant et polyphonies du XIe au XVIe siècle et œuvre de Raphaël Mas
Dim. 16/05 Le Tombeau de Ravel - Gabriel Durliat Musique 15h30 Réfectoire des convers Coprogrammation avec la Bibliothèque musicale La Grange-Fleuret Tout public Durée 1h15. Le « tombeau » est un genre musical apparu dès la fin du Moyen Âge, à travers lequel un compositeur salue la mémoire d’un prédécesseur estimé. Dans le même esprit, le jeune pianiste et chef d’orchestre Gabriel Durliat a imaginé un programme d’une touchante expressivité, incluant deux de ses propres compositions.
Dim. 23/05 Mélodies grecques -Sofia Avramidou, Nicolas Crosse Musique 15h30 Salle des charpentes Tout public Durée 1h. L’occasion de faire entendre les chansons populaires grecques. Dans ce flux sonore hybride, l’enfance de la chanteuse, lauréate de la Fondation Royaumont, et l’apprentissage, la tradition et l’électronique, les mélismes vocaux et les grondements de la contrebasse se rejoignent…
Dim. 30/05 Les Audacieuses - Frédéric Cellé Danse 15h30 Parc de Royaumont Tout public Durée 45 min. Qui détient le pouvoir dans une salle de spectacles ? Des artistes ou du public, qui manipule qui ? Pour y réfléchir, le chorégraphe Frédéric Cellé a imaginé un dispositif amusant. Les trois acrobates de sa nouvelle création sont mues par les sons que produit une boule de cirque. Les spectateurs peuvent s’en emparer et les téléguider.
Dim. 06/06. Vifs - Water music - Bruno BenneDanse 15h30 Parc et réfectoire des moines Tout public Durée 1h15. Une promenade dans le parc ponctuée d’impromptus : ici, un air joué à la viole de gambe, là un duo dansé. Puis quatre danseurs s’élancent sur scène en trajectoires impeccablement réglées, inspirées de la « belle danse » du Grand Siècle. Leurs mouvements rappellent des flux d’eaux vives jaillissantes. Tout fait ici l’éloge de l’abondance et de la symétrie, deux éléments emblématiques de l’imaginaire baroque.
Dim. 13/06 The Dancing Isles - The Curious Bards Musique 15h30 Parc de Royaumont Jour de fête tout public Durée 1h15. Une plongée dans l’univers des bals gaéliques. Ce groupe de passionnés des musiques anciennes d’Europe du nord effectue des recherches musicologiques poussées puis interprète ses trouvailles avec une énergie débordante.

Dates de tournées des artistes résidents
Sofiane Saidi & Théo Ceccaldi
18 septembre > Festival Arabesques, Montpellier - DZAIR
25 septembre > Maison de la musique, Nanterre - DZAIR
27 septembre > Abbaye de Royaumont – A LA SOURCE DU RAÏ
02 octobre > Espace 1789, Saint-Ouen - DZAIR
16 octobre > Arsenal, Metz - A LA SOURCE DU RAÏ
10 novembre > Points Communs, Cergy-Pontoise - A LA SOURCE DU RAÏ
14 novembre > Gonesse - A LA SOURCE DU RAÏ
29 novembre > Abbaye de Royaumont – DZAIR
Fabrice Lambert
18 septembre > Théâtre Jacques Carat, Cachan - LA VITESSE DE L’EAU
11 octobre > Abbaye de Royaumont - LA VITESSE DE L’EAU
12 mars 2027 > Théâtre Jacques Carat, Cachan - LA VITESSE DE L’EAU
10 juillet 2027 > Festival Surface de danse, Ste Marie-la-Robert ou Ste Marguerite-de-Carrouges (61) - LA VITESSE DE L’EAU
Simon Prunet-Foch
19 septembre > Eglise Saint-Didier, Villiers-le-Bel - SERAPHIM IN LUCE
15 novembre > Abbaye de Royaumont - LA POESIE DU CHORAL
19 novembre > Chapelle royale, Versailles - AVEC LA MAITRISE DU CMBV
6 décembre > Eglise Saint-Martin, Vic-en-Bigorre - RECITAL

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article