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La 40e bougie du musée d’Orsay.

Agence Urphot, Quai 4 de la gare, 1974. Documentation du musée d'Orsay, fonds Urphot (EL174) © Musée d’Orsay / Allison Bellido

Agence Urphot, Quai 4 de la gare, 1974. Documentation du musée d'Orsay, fonds Urphot (EL174) © Musée d’Orsay / Allison Bellido

Le 1er décembre 1986, François Mitterrand, président de la République, inaugurait un nouveau musée initié par son prédécesseur, Valéry Giscard d’Estaing, dans les locaux réaménagés de l’ancienne gare d’Orsay. Quarante ans après, ce musée, dédié aux collections de la seconde moitié du XIXe siècle, confirme son succès et renforce son rôle de passerelle vers la modernité.

Dès l’origine, le musée d’Orsay a eu à cœur d’affirmer sa singularité. Installé dans le palais de verre et d’acier revêtu de pierre de l’ancienne gare d’Orsay, édifiée par Victor Laloux à partir de 1898 pour l’Exposition universelle de 1900, il remplaçait la caserne de cavalerie et le Palais d’Orsay qui hébergeait la Cour des Comptes et le Conseil d’État, incendiés, avec tout le quartier, durant la Commune et offrait l’image du modernisme, avec ses structures métalliques masquées par une façade de pierre. À l’intérieur, plans inclinés et monte-charges pour les bagages et ascenseurs pour les voyageurs constituaient une innovation dans cette gare qui n’accueillait que des locomotives à traction électrique.

Désaffectée, transformée en lieu de stockage, puis d’accueil provisoire pour la compagnie Renaud-Barrault ou les commissaires-priseurs de l’Hôtel Drouot et promise à la démolition, la gare d’Orsay dut son salut à son classement, en 1973, à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques et à la décision du président Valéry Giscard d’Estaing, en 1977, d’en faire un musée.

À cheval entre tradition et innovation, emblématique de l’irruption de l’industrie dans le monde de l’art, insolite dans son aménagement muséal, l’ancienne gare devenue musée, qui fit l’objet d’un concours d’architecture réinterprétant son héritage à la lumière de la contemporanéité offre aujourd’hui des espaces conjuguant le XIXe siècle dont le musée est le porte-drapeau et des agencements qui le rattachent au présent.

Son aménagement intérieur, confié à une équipe d’architectes sous la direction de Gae Aulenti, avait été pensé pour laisser toute sa hauteur au cours central – l’ancien hall de la gare – avec son tympan ouest monumental et son horloge emblématique, des salles d’exposition étant distribuées de part et d’autre sur plusieurs niveaux. Gae Aulenti, malgré la diversité des volumes, s’était attachée à recréer une unité par l’homogénéité des matériaux utilisés, le revêtement de pierre au sol et sur les murs.

Quant au café situé à la sortie des galeries consacrées à l’impressionnisme, confié en 2011 aux frères Humberto et Fernando Campana, célèbres designers brésiliens, il offre, dans son aspect résolument contemporain, , selon les designers, une ambiance « onirico-aquatique » avec son tressage d’armatures métalliques orangées, de lustres dorés, de murs en métal et de chaises en forme de galets, inspirée d’Émile Gallé et de ses dessins d’animaux marins, qui se conjugue avec la monumentalité de la Grande Horloge.

Plan d'aménagement du musée d'Orsay. Sous la nef. 138 m de long, 40 m de large, 32 m de hauteur, 12 000 t de structures métalliques, 35 000 m2 de verrières et de parois vitrées.

Plan d'aménagement du musée d'Orsay. Sous la nef. 138 m de long, 40 m de large, 32 m de hauteur, 12 000 t de structures métalliques, 35 000 m2 de verrières et de parois vitrées.

Un parti pris muséographique affirmé

Se différenciant du simple musée d’art où l’œuvre d’art constitue en elle-même et pour elle-même l’objet de la contemplation, la « philosophie » du musée affirme haut et fort la non séparation de l’art et de son environnement culturel et social, et son ouverture sur le monde.

C’est sous le signe de la rencontre que s’élabore cette démarche artistico-culturelle et sociétale qui se situe dans une période charnière. Celle où l’art, comme la production, entre dans l’ère de la marchandisation et de « produits » que vont défendre non plus seulement des commanditaires, mais aussi des galeristes. Un moment où tendances, écoles et remise en question par rapport à l’art officiel se multiplient et s’opposent.

Le choix d’Orsay, c’est justement de ne pas, au nom de critères esthétiques qui sont forcément influencés par la vision que nous avons de l’histoire de l’art, privilégier les unes au détriment des autres. Faire exister ce qui se pose à l’époque en tant qu’innovation – l’impressionnisme en est un exemple révélateur – à côté et avec ce qui constitue la vision de l’art dominant durant cette période, un art officiel aujourd’hui complètement éclipsé par l’avalanche de révolutions esthétiques qui se déverse alors. Ainsi académiques et pompiers ont leur place au même titre que le réalisme d’un Courbet ou le pointillisme d’un Seurat. Musée du XIXe siècle, et plus particulièrement de la période 1840-1890, le tournant du siècle ayant été dévolu au musée de l’Orangerie, dans le jardin des Tuileries, rattaché au musée d’Orsay, les collections du musée sont, autant que la vitrine de l’art, un miroir de la société.

Il n’y est donc pas seulement question de « beaux-arts » – peinture, sculpture, architecture, dessin – mais aussi de tout ce qui va composer le paysage artistique de l’époque – les arts « décoratifs » si importants au tournant du XXe siècle, orfèvrerie, marquèterie, mobilier – mais aussi le témoignage de la diversification des supports de l’art : arts graphiques et photographie, juste au moment où s’invente le cinéma.

Les accrochages favoriseront les mises en relation d’œuvres pour faire dialoguer les artistes entre eux sur un thème – le paysage, la peinture de plein air, etc. – et inviter à la confrontation. Les expositions temporaires procéderont par rapprochements, tel Van Gogh / Artaud. Le suicidé de la société. Elles « répareront » certains « oublis » de l’histoire de l’art telles les expositions consacrées aux Femmes photographes ou à Berthe Morisot. Elles aborderont des thèmes de société tel le Modèle noir de Géricault à Matisse. Art et contexte se renverront la balle dans la volonté de ne pas séparer l’art de la vie.

Outre les outils de documentation et de connaissance offerts à travers la conservation de documents ou la présence d’une bibliothèque, mis à la disposition des étudiants et des chercheurs, concerts, projections cinématographiques, conférences, colloques et spectacles viendront compléter les animations et ateliers en direction du jeune public.

Mary Cassat, Blue Armchair (Petite Fille dans un fauteuil bleu), 1878. National Gallery of Art, Washington, D. C.

Mary Cassat, Blue Armchair (Petite Fille dans un fauteuil bleu), 1878. National Gallery of Art, Washington, D. C.

Célébrer 40 ans d’âge dans des expositions

Pas de changement de cap prévu pour ce passage de la quarantaine au musée d’Orsay mais la réaffirmation de sa singularité et de la force de ses collections qui en font l’un des musées les plus visités au monde.

L’impressionnisme, qui en constitue le point d’orgue, a été à nouveau réexploré à travers Renoir et l’amour. La modernité heureuse, qui ferme ses portes en juillet 2026. Le musée reviendra, à partir du 30 septembre 2026, sur le père fondateur du mouvement qu’est Claude Monet dont on célébrera le centenaire de la mort le 5 décembre 1926, le mois où le Musée ouvre ses portes. À partir du 30 septembre 2026, sept salles du musée – qui ne conserve pas moins de 76 tableaux du peintre – permettront de retracer l’ensemble de sa carrière et de suivre les évolutions qui la guident. Mais surtout, elles introduiront le public dans le quotidien de sa peinture, avec ses tâtonnements, ses hésitations, ses changements, à la lumière des examens réalisés par le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF). La radiographie, la réflectographie infrarouge et autres techniques raconteront l’histoire de l’œuvre en train de se faire et de son aboutissement.

Une place aux femmes impressionnistes sera à nouveau faite avec une grande exposition Mary Cassatt, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027. En collaboration avec la National Portrait Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, près de 80 œuvres, issues de collections européennes et américaines – tableaux, pastels et estampes –, accompagnées de lettres inédites, permettront d’éclairer le parcours singulier de cette élève de Degas et amie de Berthe Morisot qui sut développer sa voie propre, au croisement de l’ascétisme de la gravure japonaise et de l’explosion colorée de l’impressionnisme.

Camille Pissarro, Femme portant un enfant dans un jardin, 1887. Éventail © Musée d'Orsay. Distr.GrandPalaisRMN

Camille Pissarro, Femme portant un enfant dans un jardin, 1887. Éventail © Musée d'Orsay. Distr.GrandPalaisRMN

Restaurations, acquisitions

Les visiteurs récents du musée d’Orsay ont pu assister aux travaux de restauration, en cours depuis près de 15 mois, d’Un enterrement à Ornans, une œuvre emblématique de Gustave Courbet. Cette œuvre, de dimensions gigantesques (3 mètres de haut sur plus de 7 mètres de large), retrouve ses couleurs auparavant enfouies sous de multiples couches de vernis et son format d’origine, légèrement amputé précédemment. Elle rappelle surtout, en lui restituant sa fraîcheur, le pied-de-nez de l’artiste à la « grande » peinture : le peintre traite dans le tableau un sujet « banal » – un enterrement villageois – avec la monumentalité accordée aux sujets « nobles », et l’inscrit pleinement en véritable manifeste du réalisme.

À côté de ces travaux de conservation, les nouvelles acquisitions du musée seront également mises en valeur. Successivement dans une salle (la salle 33), en présentant la sculpture et la céramique autour de 1900 (juin-juillet), puis les œuvres de Marie Bracquemond, progressivement redécouverte et considérée comme l’un des grandes artistes de l’impressionnisme (de septembre à décembre), ou les acquisitions récentes d’œuvres d’Édouard Vuillard, qu’on pourra voir de décembre 2026 à mars 2027, en prélude à l’exposition Vuillard et le théâtre au printemps 2027.

À noter également, une donation de 17 éventails, de Jacques-Émile Blanche à Foujita en passant par Degas, Toulouse-Lautrec, Gauguin ou Pissarro, et l’unique autoportrait exposé de son vivant de Gustave Caillebotte, Autoportrait au chevalet (1879). Du côté des arts graphiques, on trouvera une sélection de dessins au crayon, encre, lavis, calque, créés par Maurice Denis pour l’Imitation de Jésus-Christ, un grand texte mystique attribué au religieux flamand Thomas a Kempis, qui figureront en regard des pages du livre final. Enfin, une place sera faite à la double relation de Gustave Le Gray avec la peinture et la photographie dont il fut un des grands inventeurs et théoriciens.

Jean Valentin Morel, Coupe Hope, 1855. Jaspe sanguin, base en argent doré, monture en or repoussé et émaillé, émail opaque et translucide. H. 65,5 ; L. 50 ; P. 22 cm. Achat, 2024 © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Adrien Didierjean

Jean Valentin Morel, Coupe Hope, 1855. Jaspe sanguin, base en argent doré, monture en or repoussé et émaillé, émail opaque et translucide. H. 65,5 ; L. 50 ; P. 22 cm. Achat, 2024 © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Adrien Didierjean

Le retour des arts décoratifs

De nouvelles salles ouvriront leurs portes début décembre, en parallèle avec les célébrations festives des quarante ans du musée. Elles consacrent le retour des arts décoratifs comme l’une des composantes indissociables de l’art de la seconde moitié du XIXe siècle. Mobilier, bronze, orfèvrerie, glyptique, céramique et verre s’inscrivent en trait d’union avec le développement des expositions universelles et la mécanisation des modes de production tout en témoignant des grands débats esthétiques du temps, de l’historicisme au japonisme.

On y découvrira par exemple les pièces uniques que sont la spectaculaire Coupe Hope de Jean-Valentin Morel, taillée dans un bloc de jaspe sanguin sur une monture en or repoussé et émaillé d’une facture virtuose, présentée à l’Exposition universelle de 1855, ou la Toilette de la duchesse de Parme de François-Désiré Froment-Meurice (1845-1851) dont le décor, qui se réfère à diverses civilisations – Occident et Orient – et réalise une synthèse des styles de différentes époques, de Saint Louis jusqu'à Louis XIV, est emblématique de l’éclectisme qui dominera les arts décoratifs sous le Second Empire.

On y retrouvera aussi les globes des torchères japonaises de la maison Christofle (1878) ou ses pièces à décor d’incrustations métalliques dont une garniture de cheminée dessinée par Émile Reiber (1873).

Claude Monet, La Pie, entre 1868 et 1869. Musée d'Orsay. Achat, 1984. © Musée d'Orsay, dist. GrandPalaisRmn / Laetitia Striffling-Marcu

Claude Monet, La Pie, entre 1868 et 1869. Musée d'Orsay. Achat, 1984. © Musée d'Orsay, dist. GrandPalaisRmn / Laetitia Striffling-Marcu

Colloques et conférences

Une table ronde au Collège de France, le 2 novembre, s’intéressera à la « Fabrique de la modernité » de 1948 à 1914, et un colloque international, les 2 et 3 décembre 2026, mettra en perspective l’histoire du musée d’Orsay et son rôle dans la perception et l’interprétation des développements artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe, interrogeant l’approche sociétale en même temps qu’artistique.

Un cycle de quatre conférences – Acquisitions, Restaurations, Arts décoratifs, Photographie – viendra compléter la réflexion sur le musée, qu’une performance et un procès fictif mettront en question. La première, Live Magazine (le 19 novembre) conviera journalistes, photographes et artistes à raconter une histoire vraie liée au musée ou au temps de ses collections. Le second, Orsay à la barre, sous forme d’un procès animé par de jeunes avocats, le 26 novembre, interrogera le musée comme miroir de notre société.

Du côté scientifique, le musée d’Orsay lancera les « Masters des 40 ans », en collaboration avec l’École du Louvre et l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Destiné à creuser des pistes de réflexion, ce groupe de recherche rassemblera des étudiants en master 1 et 2, sur des thématiques aussi diverses que l’historiographie du XIXe siècle, la scénographie, les questions d’acquisition, d’exposition ou de publication, ou encore la production audiovisuelle, culturelle et musicale.

Musée mobile MuM’Orsay, 2026

Musée mobile MuM’Orsay, 2026

Hors les murs

Les chefs d’œuvre du musée d’Orsay s’exporteront à Tokyo au Metropolitan Art Museum, sous l’égide d’Édouard Papet, conservateur général de la sculpture au musée d’Orsay, et de Natsuko Ohashi, conservatrice du musée de Tokyo, entre novembre 2026 et mars 2027, pour raconter la mutation qui s’opère durant la seconde moitié du XXe siècle et dont les artistes se font les échos : révolution industrielle, évolution des mœurs, nouveaux loisirs – théâtre, spectacles, courses de chevaux, bains de mer, présence de la nature –, nouvelles conceptions des scènes d’intérieurs, vie nocturne, etc.

Une exposition itinérante, conçue avec la Fondation Art Explora en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, permettra à un public non parisien, dans les zones rurales, petites villes et quartiers prioritaires, de se frotter aux œuvres originales. Avec une vingtaine d’œuvres – peintures, sculptures, photographies et objets d’art – le camion du MuM’Orsay, qui reprend le principe d’un dispositif de musée itinérant qui tourne depuis quinze ans, sillonnera, 40 semaines durant, les routes pour rencontrer le public. À chaque étape, à partir d’octobre 2026, des médiateurs du MuM’Orsay accompagneront les visiteurs dans leur découverte des artistes et des œuvres.

Jenny Holzer (1950), Claude Monet, letter to Théodore Duret, February 2, 1884 © 2026 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris

Jenny Holzer (1950), Claude Monet, letter to Théodore Duret, February 2, 1884 © 2026 Jenny Holzer, member Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris

Orsay dans le monde contemporain

De la même manière que le café Campana a inscrit une note contemporaine dans le décor ou que les chaises aux lignes très actuelles signées Jacopo Foggini dialoguent avec le décor peint des Quatre saisons (1900) commandé à Gabriel Ferrier par la Compagnie des chemins de fer d'Orléans pour la salle à manger de l'hôtel Terminus, attenant à la gare d'Orléans qui orne l’actuelle salle de restaurant du musée, les artistes contemporains apporteront leur touche à la célébration en imaginant ce qu’Orsay leur inspire.

Jenny Holzer, qui puise dans les fragments de textes conservés dans les collections du musée, créera chaque soir, du 18 au 24 octobre, des projections monumentales qui occuperont toute la façade du musée. À l’intérieur, métaphore de la métamorphose de la gare en musée moderne, une installation LED permettra aux visiteurs de s’immerger dans les contenus issus de l’histoire, instaurant un dialogue avec les peintures de l’artiste réalisées à la feuille d’or, de platine et de palladium.

Richard Peduzzi, le scénographe connu pour l’extraordinaire force esthétique de ses réalisations, complice à maintes reprises de Patrice Chéreau, était déjà présent dans le musée à travers la maquette monumentale de l’Opéra Garnier et celle du quartier de l’Opéra. Une exposition (présentée du 6 octobre 2026 au 17 janvier 2027) l’invite à tisser un lien entre les architectures imaginaires créées pour les spectacles – murs sans fin, gouffres, ruines, palais aux formes épurées et minimalistes – et les dessins du musée qui témoignent de ses sources d’inspiration.

Enfin, Sophie Calle, artiste, le 5 décembre, et Catherine Meurisse, dessinatrice de BD, le 6, proposent deux visions libres et singulières de ce que le musée, réinventé, leur inspire.

Orsay - 40 ans

Orsay - 40 ans

Du côté des spectacles

Place à la fête les 5 et 6 décembre 2006, gratuite et ouverte à tous, pour petits et grands. Dans tout le musée, des propositions artistiques inviteront les visiteurs à regarder les œuvres autrement à travers des formats courts mêlant observation, échange et expérimentation : croquis d’une œuvre sur le vif, explorations dansées, récits et histoires pour découvrir ce qui se cache derrière les œuvres. Elles feront le pendant de spectacles proposés et d’une invitation à la danse, Boom 1986, orchestrée par Thomas Jolly.

Du côté des petits, c’est un voyage musical de Zoé Varier (le 5 décembre à 10h et 11h) avec son « doudou tout mou, tout chou, tout fou » adapté du podcast de France Inter, les Fabuleuses histoires du Doudou ou les Enfantillages du chanteur Aldebert (le 5 décembre à 14h), à voir en famille, où poésie, rythmes entraînants et humour s’adressent à tous.

La Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique transformera, les 5 et 6 décembre, à partir de 16h, la nef en scène vivante performative où chant choral, musique et travail scénique prolongeront des ateliers participatifs où les visiteurs seront invités à entrer dans le mouvement, expérimenter la voix et le geste aux côtés des artistes.

L’Ensemble de cuivres et percussions de l’Orchestre philharmonique de Radio France, sous l’impulsion de David Guerrier, trompette solo du Philharmonique de Berlin, inspiré par les œuvres du musée, proposera, le 6 décembre à 14h, une « relecture » arrangée pour cuivres et percussions des Tableaux d’une exposition de Moussorgski. Le concert fera l’objet d’un film de 45 minutes diffusé sur France 3 fin décembre.

Enfin, Thomas Jolly exploitera l’espace du musée et sa définition architecturale si particulière en les projetant dans l’univers musical des années de fondation du musée – les années 1980 – pour en révéler le décor tout en replongeant les visiteurs dans l’atmosphère de cette décennie avec une playlist piochée dans ce temps-là. Le 12 décembre, il célébrera ce « monument qui nous traverse. Un lieu de passage dans lequel on peut se projeter » en y invitant ces tubes devenus iconiques, ces bouts de chorégraphies et cette l’ambiance de « boom » et de pistes de danse, avec leurs chansons-fétiches qui faisaient alors fureur.

https://www.musee-orsay.fr/fr/programme/agenda/cycles/festivites-40-ans-du-musee-dorsay

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