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Arts-chipels.fr

Le festival Faraway 2026 de Reims. L’Argentine dans le viseur de la pluridisciplinarité et de la liberté de création.

Mardi du floor © Gonzalo-Acuna

Mardi du floor © Gonzalo-Acuna

Depuis sa création en 2020, le Festival Faraway a mis en avant, à travers les arts plastiques, le cirque, le théâtre, la musique et la danse le combat que mènent les artistes pour conserver et défendre la liberté de s’exprimer et de créer. Faraway 2026 dirige son projecteur vers l’Argentine.

C’est une démarche commune qui unit chaque année, dans le choix du thème comme dans la programmation, orientée vers l’art et le spectacle vivants les institutions culturelles rémoises que sont, par ordre alphabétique mais à parts égales, la Cartonnerie, scène de musiques actuelles, Césaré, un Centre national de création musicale, la Comédie de Reims, Centre dramatique national, le FRC, Fonds régional d’art contemporain, Nova Villa – le Cellier, association culturelle et d’éducation populaire orientée Jeunesse, le Manège, Scène nationale de Reims et l’Opéra, dont l’orchestre est à géométrie variable selon les besoins.

Chaque année le choix du thème est débattu collégialement et chacun, dans sa spécialité, y apporte sa contribution. Une philosophie commune cependant les rassemble : penser la pluridisciplinarité autour d’artistes « agitateurs et agitatrices » qui parlent du monde et du contexte géopolitique dans lequel ils créent et viennent « fouiller l’histoire et en découdre avec la réalité ».

Si la programmation de 2020 est largement ouverte à tous les continents, celle de 2023 réservera une place à part à l’Afrique de l’Ouest, celle de 2024 prendra les deux bords de la Méditerranée pour thème, de l’Espagne à la Turquie en passant par l’Italie ou la Grèce d’un côté, aux pays du Maghreb, au Liban et à Israël de l’auteur, tandis que 2025 mettra le focus sur l’Europe du Nord, des États baltes aux Îles britanniques, en incluant, bien sûr le Danemark, la Suède et la Norvège. L’équipe du Festival ne se fixe pas de limite infranchissable. Le choix du thème de l’année peut concerner une thématique mondiale ou se focaliser, comme l’édition 2026, sur un territoire.

Argentine, Les Gardiennes de la Vérité ©Pierre Chabert

Argentine, Les Gardiennes de la Vérité ©Pierre Chabert

L’Argentine, le lieu d’un questionnement très actuel

L’histoire de l’Argentine est jalonnée de phases critiques, qui ont chaque fois eu de dures répercussions sur la population comme sur les artistes. Marquée de manière indélébile par le péronisme et la dictature militaire, traversés de quelques éclaircies démocratiques, terre d’asile de nombreux nazis, marquée par des crises économiques, une récession chronique et par la corruption, l’Argentine a payé un lourd tribut à sa situation politique. On se souvient des « Mères de la place de Mai », cette association de mères dont les enfants avaient disparu – l’état argentin en comptabilise 11 000 quand l’association en porte le nombre à 30 000.

On se souvient aussi des vagues d’émigration d’artistes qui ont pris la direction de l’Europe, ce qui explique que, parmi les artistes argentins engagés dans Faraway, deux cinquièmes d’entre eux ne vivent pas en Argentine.

S’ajoute le fait qu’en 2023, l’Argentine est revenue à ses vieux démons en élisant Javier Gerardo Milei, classé à l’extrême-droite, libertarien de surcroît, dont les positions – opposition à l’avortement, rejet de l’éducation sexuelle, soutien au libre port d’armes, déni du changement climatique, remplacement du peso argentin par le dollar américain, suppression des aides sociales, dérégulation de l’économie, entre autres – ont largement de quoi inquiéter. On comprendra que ces secousses ébranlent le monde de l’art et que les spectacles et performances qui sont présentées par Faraway témoignent, à leur manière, sous une forme directe ou métaphorique, d’un état des lieux désastreux.

Ultimo helecho © Nina Laisné

Ultimo helecho © Nina Laisné

Un festival pluridisciplinaire

Comme chaque année, le Festival s’ouvrira à différentes disciplines du spectacle vivant.

Premières en France et créations 2025 y occupent une place de choix. Los Gestos, entre danse et théâtre, met l’accent sur ce qui ne peut être dit ni écrit ; Sombras por supuesto (Des ombres, bien sûr), fait dialoguer l’œuvre de Rainer Werner Fassbinder avec les disparitions et violences policières en Argentine ; et, pour les tout-petits Battou pose, au travers d’un radeau musical, la question du « être ailleurs » et la manière de le gérer.

Du côté des créations, Sortir par la porte aborde, au travers d’un spectacle mêlant rotations circassiennes de la roue Cyr, vidéo et théâtre d’objets, la question de l’enfermement, pour une fois salvateur mais dont les aspects coercitifs génèrent cependant inquiétude et angoisse. Un spectacle à la fois virtuose et étonnant auquel sera consacré un article à part.

Último helecho (la Dernière fougère), ode à la nature et à l’art conçue par Nina Laisné avec le chorégraphe François Chaignaud et la chanteuse Nina Larcher, est le spectacle-utopie d’une métamorphose. Commencée au son des sacqueboutes , elle s’opère par le souffle du bandonéon et rend hommage à la puissance, poétique et résistante, des musiques sud-américaines dans lesquelles s’enchevêtrent les vestiges d'un monde baroque disparu. « Une spéléologie vivante, où les corps exhument les voix, les danses et les mémoires enfouies », telle que la définit Nina Laisné.

Nous ne rendrons ici compte que des spectacles vus en présentant brièvement ceux à venir après la date de publication de cet article. Quelques articles sont déjà parus à propos des spectacles programmés – c’est le cas du Bleu des abeilles ou d’une référence à la série Radio Live. Un lien en fin d’article permettra de retrouver les textes rédigés à leur propos.

Parallèlement aux spectacles, ateliers et rencontres accompagnent cette mise en mouvement thématique. Le tango est évidemment aux avant-postes avec un « grand échauffement collectif » proposé en ouverture du festival. Mais des rencontres éducatives, un « baby FRAC » comportant des ateliers d’éveil et de pratique artistique, un stage de théâtre animé par Guillermo Cacace, le metteur en scène de Gaviota (la Mouette) ou une invitation à faire le lien entre les danses latines et la création contemporaine animée par François Chaignaud et Nadia Larcher viendront rejoindre les rencontres avec les artistes et les débats traitant de la situation en Argentine ou de l’état de la création.

Calebasses Lab © CL Duois

Calebasses Lab © CL Duois

Musiques et installations sonores

La musique et le chant ont aussi leur part du Festival. Dans certains spectacles vivants, ils sont intimement mêlés au parcours du spectacle comme pour Battou ou Último helecho.

Ils constituent la matière d’un concert imaginé par le chef d’orchestre originaire de La Plata, Leonardo García-Alarcón, avec l’ensemble Cappella Mediterranea. Mediterráneo reprend son titre à une chanson de l’auteur-compositeur-interprète catalan Juan Manuel Serrat, opposant au régime franquiste qui fut, durant dix-huit ans, déclaré persona non grata par le gouvernement chilien de Pinochet. Offrant un voyage musical dans le temps en mêlant passé et présent et un voyage musical où les chansons populaires argentines rencontrent les pièces baroques, le concert célèbre la liberté et la résistance à la dictature.

Une installation sonore et visuelle propose de son côté une réflexion sur le problème de la pollution acoustique. Avec les Calebasses Labs, dans le Grand studio de Césaré, le compositeur Mario Lorenzo invite le public à écouter des sons émis « à voix basse », de faible intensité, qui exigent de prêter l’oreille. Le concepteur rappelle le rôle acoustico-politique que le parler-fort occupa dans l’Allemagne nazie, par exemple, ou les dommages que provoque aujourd’hui la montée en intensité sonore de notre environnement : pertes auditives, mais aussi perturbations du sommeil, voire maladies et troubles de la santé mentale. À travers cette installation, il crée un espace sonore non-intrusif qui invite à prêter l’oreille. Avec une « low-tech » faite principalement de bols de calebasses de l’Amérique du Sud et de transducteurs de basse consommation d’énergie, l’installation conçue par le compositeur, en déployant une myriade de grains sonores à multiples échelles, donne à entendre, en jouant sur la proximité, la subtilité et la richesse des sons offerts par la création musicale

Orillas perdidas © Carolina Andreeti

Orillas perdidas © Carolina Andreeti

Deux performances accusatrices

Le 31 janvier, deux performances plastiques étaient programmées au FRAC. Choisies par Mabel Tapia, chercheuse et curatrice indépendante, ancienne directrice adjointe du musée d’art moderne et contemporain Reina Sofía, à Madrid, et du musée d’art contemporain de Barcelone, elles mettaient en accusation deux aspects de la réalité argentine contemporaine.

Avec Orillas perdidas (Rivages perdus), la plasticienne Carolina Andreeti plongeait le spectateur dans les eaux polluées du Rio de la Plata. Sous l’apparence anodine de séquences de baignade empruntées aux décennies précédentes, et en installant devant nos yeux des Playmobil®, filmés en gros plan, composant d’anodines scènes de plage, elle y mêlait peu à peu, au fil d’une promenade en barque aux apparences anodines, une découverte des sites industriels installés sur les rives du fleuve. Et si le récit documentaire de l’expérience vécue par Carolina Andreeti lancée à la conquête du fleuve, aurait gagné à être raccourci, la trempette quotidienne de ces citadins innocents ou ne voulant pas voir ne manquait pas de faire frémir.

Las palabras se pudren sobre el papel (Les mots pourrissent sur le papier), proposé par Javier del Olmo, plasticien et architecte, avait une visée plus directement politique. Disposant, près d’une bassine de zinc emplie d’eau, de feuilles de papier empilées, l’artiste dévoilait des mots tels que « guerre », « peur », « violence », « génocide », « dictature », assortis d’une longue plainte modulée qui rappelait certaines mélopées indiennes et que des coups qu’il portait à sa poitrine venaient perturber. En plongeant ces feuilles, qu’il froissait, dans la bassine, l’artiste faisait « pourrir » les mots assassins tandis que se révélaient de nouveaux emplois de l’écriture et du dit tels que « résister » ou « respirer ». Pour en finir avec la turbidité du langage…

Gaviota © Francisco Castri-Pizzo

Gaviota © Francisco Castri-Pizzo

Gaviota, une Mouette ramenée au drame des personnages principaux

Mal-être. Ainsi peut-on qualifier ce mal de vivre – qui est aussi un mal social – que traînent les personnages de Tchekhov dans la Mouette dont Guillermo Cacace concentre le récit autour de cinq personnages féminins. Autour d’une large table de forme carrée, cinq comédiennes prennent place, non pour « jouer » le texte, mais pour le « dire » et faire entendre son message sans troubler l’attention par un déplacement scénique. Les spectateurs y sont, pour certains, invités à prendre place autour de la table. Les autres sont installés tout autour, en carré, sur des gradins, resserrant le rapport scène-salle, faisant des spectateurs et des actrices une même communauté.

Les actrices boivent un peu de vin, elles grignotent. On est dans le quotidien. Un quotidien de gens de théâtre argentins dont les conditions de création, énoncent-ils, ont été mises à mal par l’arrivée au pouvoir de Javier Milei. Le rapprochement s'établit avec la place centrale qu’occupe le théâtre dans l'œuvre de Tchekhov et le rapport tradition-modernité, deux thèmes qui courent sous la trame de la Mouette. Suivent les conditions particulières de création de la pièce, avec la crise du covid, qui marque un arrêt brutal du projet de création et des échanges, pour ne pas sombrer, qui s’effectuent en visio. C’est de ce décalage que naîtra l’idée de cette médiatisation immobile ou presque, texte en main, aidée de quelques accessoires.

L’adaptation resserre l’intrigue autour de cinq personnages. On retrouve Arkadina, la mère actrice trop omniprésente pour laisser à son fils Treplev, « Kostia », auteur de théâtre qui se cherche, la possibilité d’exister. Autour d’eux, une chaîne d’amours malheureuses et de déceptions : Nina dont Kostia est amoureux mais qui lui préférera, pour son malheur, l’amant d’Arkadina, Trigorine qui, après l’avoir séduite, l’abandonnera et Macha, la fille de l’intendant du domaine, le « meuble » omniprésent dont le metteur en scène fait un personnage-pivot, en deuil de sa vie, marqué par son amour malheureux pour Treplev.

Au micro autour de la table, alternant narration et dialogues, les cinq comédiennes livrent en espagnol – surtitré sur les quatre faces de la salle – une version sensible, admirablement interprétée, du texte. Délaissant le vague à l’âme et la mélancolie slave, c’est avec passion que les comédiennes s’emparent des personnages, qu’elles se font face, s’interpellent, s’opposent, se livrent parfois à la raillerie, s’abandonnent à une désespérance qui a quitté la demi-teinte. Même si la pièce, remaniée, laisse une place aux considérations sur le théâtre ou, à travers le personnage de Macha, prend une couleur « sociale », les drames personnels des personnages, tout en ratages accumulés, distinguent cette interprétation de celles qu’on a pu voir. L’émotion en est ici le moteur, avec la passion.

Comme dans tout festival, on pourra préférer tel ou tel type d’approche, se sentir plus concerné par telle ou telle démarche, se laisser plus ou moins émouvoir par une proposition ou une autre. Cependant la qualité et la diversité des propositions, qui sont aussi matière à réflexion, invitent dans tous les cas à considérer avec beaucoup d'intérêt cette démarche qui replace l’art dans le monde et prend comme cheval de bataille le rôle qu’il peut et doit occuper dans un monde en dérive.

Sortir par la porte © Danica Bijeljac

Sortir par la porte © Danica Bijeljac

Festival FarawayDu 27 janvier au 7 février 2026
https://www.farawayfestival.eu/

Les lieux
S La Cartonnerie Scène de musiques actuelles 84 rue du Docteur Lemoine 51100 REIMS +33 3 26 72 40 info@cartonnerie.fr cartonnerie.fr S Césaré Centre national de création musicale Administration : Les Docks Rémois 27 rue Ferdinand Hamelin Grand Studio : 38 rue Alain colas - 51450 BÉTHENY +33 3 26 88 65 74 contact@cesare.fr cesare-cncm.com S Comédie - CDN de Reims Grande Salle, Petite Salle, Studio, Auditorium & Restau : Esplanade André Malraux 51100 REIMS Atelier 13 rue du Moulin Brûlé - 51100 REIMS +33 3 26 48 49 10 info@lacomediedereims.fr lacomediedereims.fr S Le FRAC Fonds Régional d'Art Contemporain Champagne Ardenne 1 place Museux - 51100 REIMS +33 3 26 05 78 32 contact@ frac-champagneardenne.org fracchampagneardenne.org S Le Manège Scène nationale de Reims 2 Boulevard du Général Leclerc 51100 REIMS +33 3 26 47 30 40 info@manege-reims.eu manege-reims.eu S Nova Villa - Cellier 4 bis rue de Mars 51100 REIMS +33 3 26 09 33 33 contact@nova-villa.com nova-villa.com S Opéra de Reims 1 rue de Vesle - 51100 REIMS +33 3 26 50 03 92 operadereims.com

Le programme du 5 au 7 février
Jeudi 5.février
• 10h00 > 12h00 Temps pro / Plan d'Est Coproduction et transdisciplinarité : quelles méthodologies ? TABLE RONDE
• 14h30 > 16h45 Radio Live - Réuni.es Aurélie Charon et le collectif Radio live (séance scolaire) THÉÂTRE Comédie
• 16h +17h + 18h Calebasses Labs : une rumeur foisonnante Mario Lorenzo INSTALLATION SONORE & VISUELLE Césaré
• 18h > 18h30 Écritures de l'eau (expresión incontenable) Olivia Funes Lastra PERFORMANCE FRAC
• 19h > 21h15 Radio Live - Réuni·es Aurélie Charon et le collectif Radio live THÉÂTRE Comédie
Vendredi 6 février
• 16h +17h + 18h Calebasses Labs : une rumeur foisonnante Mario Lorenzo INSTALLATION SONORE & VISUELLE Césaré
• 19h00> 20h20 El tiempo todo entero Tennessee William / Romina Paula THÉÂTRE Comédie
• 21h00 > 22h10
Ultimo helecho Nina Laisné / François Chaignaud / Nadia Larcher CRÉATION 2025 MUSIQUE - DANSE Manège
Samedi 7 février, soirée de clôture
• 10h > 12h Atelier de pratique artistique 6 –12 ans ATELIER FRAC
• 11h, 12h, 13h, 14h, 15h Calebasses Labs : une rumeur foisonnante Mario Lorenzo INSTALLATION SONORE & VISUELLE Comédie
• 14h30 > 15h10 Dibujar el negativo de un ombú (Dessiner le négatif d'un ombú) Estefanía Santiago CONFÉRENCE / PERFORMANCE FRAC
• 15h30 > 18h Preposiciones a un cuerpo (Prépositions à un corps) Soledad Sánchez Goldar PERFORMANCE FRAC
• 17h > 17h50 La mano de Dios / Hommage à Diego Maradona Romain AL. / Claire Gapenne / Anthony Laguerre / Tizia Zimmermann CRÉATION CONCERT VIDÉO Manège
• 19h > 20h10 Ùltimo helecho Nina Laisné / François Chaignaud / Nadia Larcher MUSIQUE - DANSE Manège
• 21h > 22h20 El tiempo todo entero Tennessee William / Romina Paula THÉÂTRE Comédie
• 21h > 3h JETLAG GANG : Reggaeton et Perreo Pedrolito, La Manita et Abril MUSIQUE Cartonnerie

Les génériques des spectacles évoqués

S Gaviota Anton Tchekhov / Guillermo Cacace D'après La Mouette d'Anton Tchekhov • Mise en scène Guillermo Cacace • Avec Pilar Boyle, Paula Fernandez MBarak, Marcela Guerty, Clarisa Korovsky, Romina Padoan • Dramaturgie Juan Ignacio Fernández • Assistanat à la mise en scène Alejandro Guerscovich • Production Romina Chepe, Romina Ciera • Diffusion T4 / Maxime Seugé, Jonathan Zak • Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique • Durée 1h40 environ • Tout public dès 15 ans • En espagnol surtitré en français TOURNÉE • 04 > 08.02.26 Célestins, Théâtre de Lyon • 17 > 21.02.26 Théâtre Silvia Monfort, Paris • 24 > 28.02.26 Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national

S Sortir par la porte. Une tentative d'évasion Cie 7BIS - Juan Ignacio Tula Vendredi 30 janvier, 21h, samedi 31, 19h
• Conception et interprétation Juan Ignacio Tula • Mise en scène Mara Bijeljac & Juan Ignacio Tula • Dramaturgie Mara Bijeljac • Écriture Hakim Bah • Création musicale et sonore Arthur B. Gillette • Mise en espace sonore et mixage Harold Kabalo • Création vidéo Claire Willemann & Yann Philippe • Régie vidéo Claire Willemann ou Yann Philippe • Création lumières Jérémie Cusenier • Régie générale, son et lumières Celia Idir • Regard extérieur Andrea Petit-Friedrich • Administration Anne Delépine, Claire Liberge• Production, diffusion Kevin Gabriel Fricot Le Manège Théâtre CLOCK ± 1:00 TOUT PUBLIC Production Compagnie 7BIS Coproduction Malakoff Scène nationale – Théâtre 71 ; Manège, Scène nationale de Reims ; Le Sirque - Pôle national Cirque à Nexon Nouvelle Aquitaine ; Le Prato – Pôle national Cirque – Lille ; Festival utoPistes – Lyon ; Les SUBS – lieu vivant d'expériences artistiques – Lyon ; Communauté d'agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie • Aide à la résidence Malakoff Scène nationale – Théâtre 71 ; MA Scène nationale – Pays de Montbéliard ; Manège, Scène nationale – Reims ; Le Sirque - Pôle national Cirque à Nexon Nouvelle Aquitaine ; Le Prato – Pôle national Cirque - Lille • Soutiens ARTCENA – Ecrire pour le cirque, DRAC Hauts-de-France et réseau CIRQ'AURA, Ministère de la culture – DGCA ; Ministère de la culture - DRAC AURA pour l'aide au projet ; La région AURA • Durée 1h • Tout public
TOURNÉE • 04 > 08.02.26 Théâtre des Célestins, Lyon 12 > 14.03.26 Festival Spring en partenariat avec la CC du Mont-Saint-Michel, Normandie • 01 > 02.04.26 NEST CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est, dans le cadre de Semaine Extra
Évoluant à l'intérieur d'une roue de trois mètres de diamètre qui tourne autour de lui sans jamais s'arrêter, Juan Ignacio Tula plonge dans le tourbillon de son adolescence, marqué par son enfermement dans un centre de désintoxication à Buenos Aires. Une autofiction intense, qui transcende son agrès de prédilection : la roue Cyr.

S Calebasses Labs - Une rumeur foisonnante Mario Lorenzo
Du 2 au 7 février (voir programme pour les horaires). Séances d'écoute de 20 min.
• Conception, composition Mario Lorenzo • Ce projet a retenu de la Commande d'État en 2024 à travers le programme « Aide à l'écriture d'une œuvre musicale originale du Ministère de la Culture / Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France ».
Pour réapprendre à écouter, une installation musicale faite de bols de calebasse d'Amérique du Sud, qui servent de caisses de résonance à des petits haut-parleurs à faible consommation.

S Las palabras se pudren sobre el papel (Les mots pourrissent sur le papier) Javier del Olmo
Samedi 31 janvier à 15h30 – FRAC (foyer)
• Conception et interprétation Javier Del Olmo • Commissaire d'exposition Mabel Tapia • Durée 30 min.
Une performance qui nous exhorte à réinvestir les mots, ceux qui disparaissent, ceux qui persistent, ceux qu'on oublie, qu'on efface. Pour que l'acte de « dire » redevienne digne de confiance.

S Orillas perdidas (Rivages perdus) - Carolina Andreetti
Samedi 31 janvier à 15h30 – FRAC (foyer)
• Conception et interprétation Carolina Andreetti • Commissaire d'exposition Mabel Tapia • Durée 40 min.
Carolina Andreetti nous plonge dans son enquête sur l'histoire du Rio de la Plata et de son littoral. Les plages étaient fréquentées par des milliers de baigneurs jusqu'en 1975 où son accès était interdit à cause de la pollution.

Le Bleu des abeilles
https://www.arts-chipels.fr/2021/12/le-bleu-des-abeilles.lettres-d-exil-et-d-integration.html

Spectacles du 5 au 7 février
S El tiempo todo entero Tennessee Williams / Romina Paula
Vendredi 6,19h + samedi 7, 21h
• Texte Tennessee William • Mise en scène Romina Paula • Avec Esteban Bigliardi Esteban Lamothe Susana Pampín Romina Paula • Lumière Matías Sendón • Scénographie Alicia Leloutre, Matías Sendón • Assistant général Leandro Orellano • Traduction Christilla Vassero • Presse Pintos Gamboa • Spectacle créé en février 2010 à L'Espacio Callejón. Compagnie de production El Silencio. Coproduction Festival d'Automne à Paris • Production © Sebastian Arpesella Sebastián Arpesella • Durée 1h20 environ• Dès 15 ans
Autres temps, autres mœurs, Romina Paula reprend les figures de cette pièce et offre à chaque personnage de nouveaux possibles, un avenir plus libre, moins sombre et un certain refus à la résignation.

S Radio Live - Réuni·es Aurélie Charon et le collectif Radio Live
Jeudi 5 février, 14h30 (séance scolaire) + 19h
• Conception et écriture scénique Aurélie Charon • En complicité avec Amélie Bonnin • © Radio Live Production • Avec Karam Al Kafri, Sihame El Mesbahi, Yannick Kamanzi • Création musicale, musique live Emma Prat • Création visuelle live Gala Vanson • Identité graphique Amélie Bonnin • Images filmées Hala Aljaber, Aurélie Charon, Thibault de Chateauvieux • Montage vidéo Céline Ducreux • Espace scénique Pia de Compiègne • Création lumière, régie générale, régie vidéo Thomas Cottereau • Régie lumière Vincent Dupuy • Régie son et mixage audio Benoît Laur • Direction de production Mathilde Gamon • Rencontres issues des séries radiophoniques et des voyages d'Aurélie Charon et Caroline Gillet • Production Radio Live Production • Coproduction Comédie de Caen - CDN de Normandie, Bonlieu Scène nationale d'Annecy, Les Nuits de Fourvière, Théâtre national de Strasbourg, MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Le Méta - CDN de Poitiers, MC2 : Maison de la Culture de Grenoble - Scène nationale, Institut du Monde Arabe, Festival d'Avignon • Avec le soutien de la Drac Île-de France, Fondation d'entreprise Hermès, et pour la 79 e  édition du Festival d'Avignon la Spedidam • Durée 2h15 environ • Dès 13 ans
Depuis plus de dix ans, Radio Live fait dialoguer face au public, dans un spectacle nourri de sons et d'images, des jeunes gens d'ici et d'ailleurs, habités par des questions d'engagement et d'identité. Dans Réuni·es , Karam Al Kafri, Sihame El Mesbahi, Yannick Kamanzi partagent des espaces intimes, familiaux, artistiques, militants qui ont été ébranlés par la violence des conflits. De Kigali au Rwanda, arrivée dans le quartier de Monclar à Avignon en passant par Damas.
Voir aussi
https://www.arts-chipels.fr/2024/05/vivantes-trois-femmes-dans-la-tourmente-ou-survivre-a-tout.html

S Último helecho Nina Laisné / François Chaignaud / Nadia Larcher
Vendredi 6 février à 21h, samedi 7 à 19h
• Conception, direction musicale, scénographie et mise en scène Nina Laisné • Chorégraphie, collaboration artistique et performance François Chaignaud • Conseil musical, collaboration artistique et performance Nadia Larcher • Sacqueboute ténor, serpent et flûte Rémi Lécorché ; Sacqueboute ténor, percussions Nicolas Vazquez ; Sacqueboute basse et wacrapuco Cyril Bernhard ; Bandonéon Jean-Baptiste Henry ; Théorbe et sachaguitarra Daniel Zapico ; Percussions traditionnelles Vanesa García • Chorégraphe associé Néstor 'Pola' Pastorive • Création lumière Abigail Fowler • Régie générale Sara Ruiz Marmolejo ou Anthony Merlaud • Régie plateau Sara Ruiz Marmolejo ou Hervé Bailly • Régie lumière Anthony Merlaud ou Abigail Fowler • Régie fils Alice Le Moigne, Camille Frachet, Arthur Frick, Guilhem Angot (en alternance) • Ingénieur structure Arteoh Benoît Brobst, Augustin Brobst • Construction scénographie Théâtre de Liège, Les 2 Scènes, Scène nationale de Besançon • Conception et confection des costumes Sarah Duvert, Florence Bruchon • Confection des costumes Théâtre de Liège, Opéra de Limoges • Transmission des danses Rodrigo Jesus Colomba, Maximiliano Colussi, Gustavo Gomez, Carlos González, Ivana Herrera, Pablo Lugones, Petete, Nelson Vega, Yanina Olmos, Jorge Vázquez, Alexis Mirenda • Administration, production Zorongo (Martine Girol, Coralie Basset, Valentina Salazar Henao), Mandorle productions (Chloé Perol, Jeanne Lefèvre, Emma Forster) • Production, diffusion Bureau Platô Le Manège Théâtre CLOCK ± 1:10 TOUT PUBLIC • Production déléguée Zorongo en association avec Mandorle productions © Nina Laisné Coproduction Théâtre de Liège (BE) ; Les 2 Scènes, Scène nationale de Besançon ; Le Quartz – Scène nationale de Brest ; Maison de la danse, Lyon/Pôle européen de création, en soutien à la Biennale de la danse 2025 ; PACTE Zollverein (DE) ; Festival d'Automne à Paris ; Chaillot – Théâtre national de la Danse ; Théâtre de la Ville – Paris ; Festival de Berlin (DE) ; Théâtre Auditorium Poitiers ; Dans en décembre Bruges (BE) ; Le Grand R - Scène nationale La Roche sur-Yon ; Charleroi Danse – Centre chorégraphique de Wallonie – Bruxelles (BE) ; Opéra de Limoges ; Julidans Amsterdam (Pays-Bas) ; Le Manège, Scène nationale – Reims ; La Comédie de Clermont – Clermont Ferrand ; Malraux Scène nationale Chambéry Savoie ; La MC2 : Maison de la culture de Grenoble ; Bonlieu Scène nationale Annecy ; Château Rouge, Scène conventionnée Annemasse ; Théâtre Fribourg (DE) ; Oriente occidentale (IT) ; Théâtre Vidy-Lausanne (CH) ; Festival Musica, Strasbourg ; Le Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne ; POLE-SUD, CDCN Strasbourg ; Filature - Scène nationale, Mulhouse ; Théâtre Garonne, scène européenne – Toulouse Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique de Inver Tax Shelter, du Projet Interreg franco-suisse n°20919 - LACS – Annecy- Chambéry-Besançon-Genève-Lausanne,de Dance Reflections de Van Cleef & Arpels • Accueil en résidence La Ménagerie de Verre ; CN D, Pantin • Zorongo est subventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Bourgogne- Franche-Comté • Mandorle productions estnée par le Ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que par la Région Auvergne-Rhône-Alpes • Nina Laisné est artiste associée au Quartz, Scène nationale de Brest et au Grand R, Scène nationale de La Roche-sur-Yon • François Chaignaud est artiste associé à Chaillot – Théâtre national de la Danse, ainsi qu'à la Maison de la danse et à la Biennale de la danse de Lyon • Durée 1h10 environ • Tout public
TOURNÉE • 16 > 17.03.26 La Comédie de Clermont-Ferrand, Scène nationale • 24.03.26 Le Grand R Scène nationale de La Roche-sur-Yon • 28.03.26 TAP Scène nationale de Grand Poitiers - Festival corps • 28.03.26 Le Tandem Scène nationale d'Arras-Douai • 28.03.26 Le Quartz Scène nationale de Brest
Au croisement des mythologies sud-américaines et des croyances liées aux mondes souterrains, Nina Laisné, François Chaignaud et Nadia Larcher, une des grandes voix de la scène musicale de Buenos Aires, accompagnée de six musiciens rassemblant des répertoires folkloriques et baroques dans une fantasmagorie sensuelle, entre profondeur mystérieuse et vivacité flamboyante.

S La mano de Dios - Hommage à Diego Maradona Romain AL. / Claire Gapenne / Anthony Laguerre / Louis Laurain / Tizia Zimmermann
Samedi 7 février à 17h
• Vidéo Romain AL • Électronique Claire Gapenne • Batterie, magnétophone à bande Anthony Laguerre • Trompette Louis Laurain • Accordéoniste Tizia Zimmermann • Production Césaré - Centre national de création musicale de Reims • Durée 50 min. environ
Une création originale, dédiée à la figure mythique du footballeur Diego Maradona. La Main de Dieu fait référence au célèbre mais marqué avec la main par Diego Maradona qui a permis à l'Argentin de battre l'Angleterre à la coupe du Monde en 1986. Imaginée pour tous les publics, cette œuvre transversale, entre concert de musique expérimentale et cinéma, cherche à faire vibrer l'instant, entre rituel populaire et matière poétique.

S Écritures de l'eau (expresión incontenible) Expression Irrépressible Olivia Funes Lastra
Mercredi 5 février à 18h Durée 30 min.
• Conception et interprétation Olivia Funes Lastra • Commissaire d'exposition Mabel Tapia • Durée 30 min.
Une lecture performée qui prend racine dans une correspondance fictive avec des artistes du passé ayant fait l'expérience de la frontière, de la migration ou de l'exil.

S Dibujar el negativo de un ombú (Dessiner le négatif d'un ombú) - Estefanía Santiago
Samedi 7 février de 14h30 – FRAC
• Conception et interprétation Estefanía Santiago • Commissaire d'exposition Mabel Tapia • Durée 40 min.
Avec pour compagnon de route, « l'arbre qui n'a pas encore été planté », l'ombu, un arbre séculaire qui existait à Mandisovi, ville du Nord Est de l'Argentine et qui fut introduit à Madrid au XVII e  siècle par Hernando Colon, une communauté temporaire qui fabule autour des arbres, l'artiste et le public suivent, en marge des grands récits, la trace de cet arbre historique porteur d'histoires.

S Preposiciones a un cuerpo (Prépositions à un corps) - Soledad Sánchez Goldar
Samedi 7 février de 15h30 à 18h – FRAC
• Conception et interprétation Soledad Sánchez Goldar• Commissaire d'exposition Mabel Tapia • Durée 2h30
Lors de la dictature militaire en Argentine (1976 - 1983), le père de Soledad Sánchez Goldar fut arrêté, sauvagement battu par les soldats avec un sac rempli de vaisselle, puis abandonnés à son sort. Cet événement tragique est le point de départ de la performance de l'artiste.

S JETLAG GANG : Reggaeton y Perreo - Pedrolito, La Manita et Abril
Samedi 7 février à21h – La Cartonnerie – soirée de clôture
L'Argentine mise à l'honneur le temps d'une nuit avec Pedrolito (le père castor argentin de la rédaction de JetLag), Abril (performeuse) et la Manita (passionnée par la nueva escuela argentine.

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