Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Arts-chipels.fr

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

L’homme approximatif de Tristan Tzara guide la livraison du jour. Il nous rappelle, s’il en était besoin, que dans notre société de la « communication », communiquer veut dire autre chose que le déferlement incessant d’informations en vrac qui ne sont que miettes disparues aussitôt dévorées, de fake news se répandant sur la toile comme plaques de mazout sur la mer, de chats où ne s’exprime que le désir d’exister aux yeux d’autres, dont la réalité est mouvante comme le vent, éphémère comme la fumée qui se désintègre sitôt émise…

Samedi. Journée d’oisiveté où le temps s’installe dans la durée, où point n’est besoin de courir la poste, de zapper d’un sujet à l’autre dans une urgence permanente, où l’on peut sacrifier l’instant au moment suspendu de la lecture, à l’immensité qu’ouvrent les horizons de la littérature et de la poésie.

Il ne sera pas ici question seulement de lectures de circonstance même si un florilège d’extraits traitant de la peste et du choléra au moment où la Peste d’Albert Camus se mue en best-seller feront leur apparition, mais d’une ouverture plus large permise, peut-être, par ce temps retrouvé du confinement forcé. Des textes, donc, et avec eux de la poésie, qu’ils soient véhiculés par des comédiens et plus largement par le théâtre, ou simplement à lire et savourer de manière solitaire en faisant rouler les mots sous la langue, en les écoutant résonner dans la cavité habitée de notre cerveau. En ce temps de vacance, partielle au moins, ils se réapproprient l’espace, comme ces canards se dandinant en liberté sur le parvis de la Comédie française…

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Pouvoir tout dire, de Paul Éluard

Publié peu avant la mort du poète, décédé en 1952 d’une crise cardiaque, ce poème est un magnifique appel à l’amour, à la vie et à la résistance. J’ai cherché une version sonore et n’ai pas retenu de version française. En échange, voici une version italienne (Poter dire tutto, traduction de Marcello Comitini) où la poésie de la langue et la manière de dire chantent admirablement les vers et nous entraînent dans leur voyage. https://www.youtube.com/watch?v=sCYVugN6kT0

 

Le tout est de tout dire et je manque de mots
Et je manque de temps et je manque d'audace
Je rêve et je dévide au hasard mes images
J'ai mal vécu et mal appris à parler clair

Tout dire les rochers la route et les pavés
Les rues et leurs passants les champs et les bergers
Le duvet du printemps la rouille de l'hiver
Le froid et la chaleur composant un seul fruit

Je veux montrer la foule et chaque homme en détail
Avec ce qui l'anime et qui le désespère
Et sous ses saisons d'homme tout ce qu'il éclaire
Son histoire et son sang son histoire et sa peine

Je veux montrer la foule immense divisée
La foule cloisonnée comme en un cimetière
Et la foule plus forte que son ombre impure
Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres

La famille des mains la famille des feuilles
Et l'animal errant sans personnalité
Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles
La justice debout le bonheur bien planté

Le bonheur d'un enfant saurai-je le déduire
De sa poupée ou de sa balle ou du beau temps
Et le bonheur d'un homme aurai-je la vaillance
De le dire selon sa femme et ses enfants

Saurai-je mettre au clair l'amour et ses raisons
Sa tragédie de plomb sa comédie de paille
Les actes machinaux qui le font quotidien
Et les caresses qui le rendent éternel

Et pourrai-je jamais enchaîner la récolte
A l'engrais comme on fait du bien à la beauté
Pourrai-je comparer le besoin au désir
Et l'ordre mécanique à l'ordre du plaisir

Aurai-je assez de mots pour liquider la haine
Par la haine sous l'aile énorme des colères
Et montrer la victime écrasant les bourreaux
Saurai-je colorer le mot révolution

L'or libre de l'aurore en des yeux sûrs d'eux-mêmes
Rien n'est semblable tout est neuf tout est précieux
J'entends de petits mots devenir des adages
L'intelligence est simple au-delà des souffrances

Comment saurai-je dire à quel point je suis contre
Les absurdes manies que noue la solitude
J'ai failli en mourir sans pouvoir me défendre
Comme en meurt un héros ligoté bâillonné

J'ai failli en être dissous corps cœur esprit
Sans formes et aussi avec toutes les formes
Dont on entoure pourriture et déchéance
Et complaisance et guerre indifférence et crime

Il s'en fallut de peu que mes frères me chassent
Je m'affirmais sans rien comprendre à leur combat
Je croyais prendre au présent plus qu'il ne possède
Mais je n'avais aucune idée du lendemain

Contre la fin de tout je dois ce que je suis
Aux hommes qui ont su ce que la vie contient
A tous les insurgés vérifiant leurs outils
Et vérifiant leur cœur et se serrant la main

Hommes continuement entre humains sans un pli
Un chant monte qui dit ce que toujours on dit
Ceux qui dressaient notre avenir contre la mort
Contre les souterrains de nains et des déments.

Pourrai-je dire enfin la porte s'est ouverte
De la cave où les fûts mettaient leur masse sombre
Sur la vigne ou le vin captive le soleil
En employant les mots de vigneron lui-même

Les femmes sont taillées comme l'eau ou la pierre
Tendres ou trop entières dures ou légères
Les oiseaux passent au travers d'autres espaces
Un chien familier traîne en quête d'un vieil os

Minuit n'a plus d'écho que pour un très vieil homme
Qui gâche son trésor en des chansons banales
Même cette heure de la nuit n'est pas perdue
Je ne m'endormirai que si d'autres s'éveillent

Pourrai-je dire rien ne vaut que la jeunesse
En montrant le sillon de l'âge sur la joue
Rien ne vaut que la suite infinie des reflets
À partir de l'élan des graines et des fleurs

À partir d'un mot franc et des choses réelles
La confiance ira sans idée de retour
Je veux que l'on réponde avant que l'on questionne
Et nul ne parlera une langue étrangère

Et nul n'aura envie de piétiner un toit
d'incendier des villes d'entasser des morts
Car j'aurai tous les mots qui servent à construire
Et qui font croire au temps comme à la seule source

Il faudra rire mais on rira de santé
On rira d'être fraternel à tout moment
On sera bon avec les autres comme on l'est
Avec soi-même quand on s'aime d'être aimé

Les frissons délicats feront place à la houle
De la joie d'exister plus fraîche que la mer
Plus rien ne nous fera douter de ce poème
Que j'écris aujourd'hui pour effacer hier

Amour, toujours

Amour, toujours

Quelques moments de pure beauté

Dans les chansons courtoises du Moyen Âge, à la chanson de geste qui célèbre les hauts faits du héros répondent les chansons « de toile », ainsi prénommées parce que leurs protagonistes féminines étaient supposées tromper l’attente de l’aimé en se livrant à la broderie – Malborough s’en va-t-en guerre, dont les paroles remontent seulement au xviiie siècle mais qui est hérité d’un fonds beaucoup ancien en est un bel exemple. La chanson de toile présentée ici, une chanson anonyme du xiiie siècle citée par Michel Zinck dans le recueil de ses émissions de radio, Bienvenue au Moyen Âge, s’écarte du genre, avec l’histoire de ces deux sœurs qui s’aimaient d’amour tendre et dont l’une a trahi. Allégorique, elle respire un air de mélancolie qui traverse les siècles…

« Le samedi soir finit la semaine.
Gaieté et Oriour, sœurs germaines,
Mains dans la main vont se baigner à la fontaine.
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement.

Le jeune Gérard revient de la quintaine,
Il a remarqué Gaieté près de la fontaine,
Dans ses bras il l’a prise, doucement l’a étreinte.
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement.

‘Quand tu auras, Oriour, puisé de l’eau,
Retourne sur tes pas, tu connais le chemin de la ville.
Je resterai avec Gérard, car il m’aime bien.’
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement.

Alors Oriour s’en va, pâle et triste.
Des yeux elle va pleurant, du cœur elle soupire,
Parce que sa sœur Gaieté, elle ne l’emmène pas.
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement.

‘Hélas, fait Oriour, que mon sort est triste !
J’ai laissé ma sœur dans la vallée :
Le jeune Gérard l’emmène en sa contrée.’
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement.

Le jeune Gérard et Gaie s’en sont allés,
Ils ont pris le chemin tout droit vers la cité.
À peine arrivés, il l’a épousée.
Que souffle le vent, que ploie la ramée,
Ceux qui s’aiment dorment doucement. »

Remontent de la nébuleuse de la mémoire les vers d’un certain Guillaume Apollinaire :
 « Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure » (Le Pont Mirabeau)

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Quand Charybde et Scylla sont de retour, ils apportent peste et choléra

Si le voyage d’Ulysse fut chahuté par le passage du bateau entre ces deux monstres sauvages et affamés, ils ne tiennent pas la palme des catastrophes de l’histoire de l’humanité. La peste et le choléra sont en bonne place. Les expressions populaires abondent sur le sujet. On souhaite couramment à un ennemi que la peste l’étouffe ou que le choléra l’emporte. Peut-être aussi certains se souviendront-ils de la formule célèbre d’un dirigeant du PCF prônant l’abstention par la formule : « On ne choisit pas entre la peste et le choléra. ». La littérature, parfois confrontée à ces épidémies, n’est pas en reste. Dans le Décaméron, de Boccace, les nouvelles qui se succèdent au fil du livre ont pour cadre la ville de Florence dévastée par la peste, dans laquelle Boccace trouve la matière d’une réflexion sur la fin de sa propre civilisation. Eugène Sue, tissant ses lignes dans la croyance d’un choléra « marcheur », lui prête une curieuse concomitance avec les déplacements du Juif errant, qui précède la maladie. « Le choléra ne faisait que 5 à 6 lieues par jour... la marche d’un homme... Il ne paraissait jamais en deux endroits à la fois... mais il avançait lentement, également... toujours la marche de l’homme. » Il y reconnaît le caractère implacable du destin, la main de Dieu. Quant à la nature de l’épidémie, elle reste incertaine. « Qu’est-ce que le choléra ? demande encore Chateaubriand. Sont-ce des insectes que nous avalons et qui nous dévorent ? Qu’est-ce que cette grande mort noire armée de sa faux, qui traversant les montagnes et les mers, est venue comme une de ces terribles Pagodes adorées aux bords du Gange, nous écraser aux rives de la Seine sous les roues de son char. » Chez Giono, dans le Hussard sur le toit, le passage d’une comète ajoute à l’épouvante d’un choléra qu’on imagine transporté par les nuages ou matérialisé en cheval de l’Apocalypse. Il hantera les rues désertées de la cité des Doges dans la Mort à Venise de Thomas Mann. Quant à l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, il crée une analogie entre l’épidémie qui ravage le pays et la passion qui dévore le jeune télégraphiste Florentino Ariza, pauvre, poète et violoniste à ses heures, et la ravissante étudiante Fermina Daza, à laquelle il ne peut prétendre, compte tenu de leur différence de milieu. Les épidémies sont des cataclysmes mentaux autant que des phénomènes morbides. Reflets de nos peurs, de nos angoisses, elles semblent venues d’ailleurs. Punition peut-être, pour avoir enfreint l’interdiction divine ? Parcelles volées de l’étincelle divine, sommes-nous punis d’avoir osé goûter aux fruits de l’arbre de la connaissance ? Un vaste débat qui a nourri bien des exégèses au fil des siècles…

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Le salut reste cependant au bout du chemin

Il est dans ce réveil de la conscience humaine que nous voyons surgir de toute part. Dans la créativité qui s’exprime chaque jour et dans l’offrande que chacun, à sa manière, propose aux autres…

Théâtre et poésie à domicile

Parmi les œuvres de résistance pour garder le contact et maintenir le lien, le Théâtre de la Colline et le Théâtre de la Ville proposent des rendez-vous téléphoniques individuels pour maintenir vivant « un moment de partage », « la prolongation de l’expérience théâtrale, qui consiste à ce qu’un humain parle à un autre humain ». 77 comédiens participent à cette proposition, dont Anouk Grinberg lisant Rosa Luxembourg, André Marcon Rimbaud ou Norah Krief un sonnet de Shakespeare.

Théâtre de la Colline
# Au creux de l'oreille. Du lundi au vendredi, de 16 heures à 19 heures ou de 19 heures à 21 heures. Gratuit.

Théâtre de la Ville
« Les consultations poétiques" » Du lundi au samedi de 10h30 à 11h30 et de 17h à 18h. Gratuit. 

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Et encore du théâtre

THÉÂTRE VIDY LAUSANNE

Chaque semaine, sur le site du théâtre et ses différents réseaux sociaux, des captations de spectacles, des entretiens inédits, des podcasts à écouter issus des rencontres et conférences passées, liens et brèves sur des ressources à découvrir ailleurs… et d’autres propositions pour transformer la contrainte en esprit d’invention et partager la programmation de Vidy autrement. En ligne : HATE Tentative de duo avec un cheval par Laetitia Dosch, Yuval Rozman et Judith Zagury, Phèdre! de François Gremaud, Nachlass de Stefan Kaegi et un Requiem W.A Mozart par Romeo Castelluci, déroutant, représenté au Festival d’Aix-en-Provence (https://www.arte.tv/fr/videos/088454-001-F/requiem-w-a-mozart/)

LE PHÉNIX, SCÈNE NATIONALE VALENCIENNES

L'équipe du Phénix lance #laservante, émission en streaming sur Facebook. Tous les mercredis et vendredis soirs à 21h, avec des inédits (lectures, vidéos...) d’artistes et penseurs, fruit d’un travail numérique mené depuis dix ans. En ligne : La Fabrique du commun, des alliances fabuleuses, Introduction par Camille Louis et Laurie Bellanca, Les disparates de Boris Charmatz et Dimitri Chamblas,  un film de Cesar Vayssié.

TANDEM DOUAI/ ARRAS

Au Tandem, des diffusions de captations, des partages d'articles, mais aussi des jeux et challenges inventés par les équipes. Des visuels de spectacles de la saison ont été reproduits. Les spectateurs sont invités à faire de même et à poster les photos sur les réseaux sociaux. En ligne : Phèdre! de François Gremaud

THÉÂTRE ÉQUESTRE ZINGARO

Le théâtre équestre Zingaro offre à son public une expérience en réalité virtuelle en mettant en ligne Ex Anima, un programme d’ARTE co-réalisé par Bartabas et Pierre Zandrowicz ainsi que le livre de Bartabas et des captations de ses spectacles. En ligne : Ex Anima Experience. Ou https://www.youtube.com/watch?v=6C2HCt7Ylj0&fbclid=IwAR0ghRUcs7afHvcU5NVCvwSxH3IUZz0NFqO03R-kULmQ9nLEQEhYNxaBgLc

 

Et si vous préférez le cinéma

À voir : l’extraordinaire film d’animation d’Alexander Alexieieff et Claire Parker (1933) sur la musique d’Une nuit sur le mont Chauve de Moussorgski. Une véritable prouesse technique réalisée à partir d’un écran d’épingles. Diversement enfoncées et déplacées au fil du morceau, éclairées en faisant jouer l’ombre et la lumière, les épingles créent des tableaux où lutins, squelettes, étranges figures, en métamorphoses permanentes, peuplent cette nuit fantastique. https://lightcone.org/fr/film-5792-une-nuit-sur-le-mont-chauve

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.
Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.
Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.
Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.
Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Côté beaux-arts, Raphaël au château de Chantilly

Le musée Condé conserve, après le Louvre, le fonds le plus important en France de dessins et de tableaux de Raphaël, l’un des trois artistes majeurs de ce début du xvie siècle italien, avec Michel-Ange et Léonard de Vinci. Ces achats furent faits par l’un des plus grands collectionneurs du xixe siècle : le duc d’Aumale, Henri d’Orléans. Ces trois tableaux – les Trois Grâces, v. 1502-1504, la Madone de la maison d’Orléans, v. 1506-1507 et la Madone de Lorette, v. 1510-1512, réattribuée à l’artiste comme une œuvre originale et non une copie dans les années 1970 – correspondent à trois périodes de la vie de l’artiste : ses débuts ombriens à Urbino et en Ombrie, sa phase florentine et sa période romaine. Ils offrent une vision raccourcie de l’évolution de l’artiste. De nombreux dessins complètent l’exposition. Deux salles proposent un éclairage sur les élèves de Raphaël : Giulio Romano, Perino Del Vaga et Polidoro de Caravaggio. Présentation de l’exposition sur https://www.youtube.com/watch?v=dZFKkZqO9ik

Les autres propositions du musée

http://r.routage5.arenametrix.fr/mk/mr/DKQidL4xsnnEZX-ogeSFQ8BN59J1QWAXuhR3cEUQ9QMfyKp6NaqnNPhsRrpwNnrGhM_aWN2lGv6wyj36GL_W5e9nEnbBBVNgJlozbsjasO8zX9OR

La fondation Custodia met en ligne le catalogue (en français) de son exposition Studi & Schizzi. Dessiner la figure en Italie 1450-1700. L'exposition présente une sélection des dessins italiens de la Fondation, qui furent collectionnés en grande partie par Frits Lugt, en l'espace d'un demi-siècle seulement (https://www.fondationcustodia.fr/Studi-Schizzi-155). Parallèlement à cette exposition, la Fondation lance une base de données en ligne des collections, avec l'accès à l'intégralité des 600 feuilles italiennes rassemblées par Frits Lugt et conservées par elle (https://collectiononline.fondationcustodia.fr/). La base de données sera progressivement complétée avec les autres parties de la collection : dans le courant de l'année 2020, les estampes ainsi que les dessins de Rembrandt et de son école. Les portraits en miniature, les tableaux flamands, les dessins néerlandais du XVIe siècle, les tableaux hollandais du XVIIe siècle, les dessins français et une partie du fonds des lettres d'artistes rejoindront ensuite le corpus.

… Un peu d’archéologie, avec

Afghanistan, les trésors retrouvés. En 2006 et 2007, l'exposition « Afghanistan, les trésors retrouvés » proposait, à travers les collections du musée national de Kaboul, la découverte du patrimoine de quatre sites archéologiques majeurs : Tepe Fullol, Aï Khanoum, Tillia tepe et Begram. Avec ses 220 pièces, l'exposition mettait en perspective l'évolution de l'histoire afghane, de l'âge du bronze à l'empire des Kouchans et la richesse du patrimoine afghan, dans une région soumise à de multiples influences culturelles : iranienne et proche-orientale, indienne, scythe, chinoise et hellénistique. Une étonnante et belle diversité.

https://www.futura-sciences.com/planete/photos/voyage-afghanistan-tresors-retrouves-593/#xtor%3DEPR-61-%5BHEBDO%5D-20200331-%5BPHOTOS-Afghanistan--les-tresors-retrouves%5D

Pour finir, une petite activité domestique Mondrian à faire avec les enfants…

Coronavirus an 01, 7e livraison. Je pense à la chaleur que tisse la parole / autour de son noyau le rêve qu’on appelle nous.

Bon dimanche !

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article