Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Arts-chipels.fr

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Alors qu’on commence à parler de réouvertures programmées, le gouvernement reste étrangement silencieux sur le spectacle vivant et les musées. La vie culturelle pèse-t-elle si peu que pas un de nos dirigeants n’en fasse la moindre mention ?

La ministre de la Culture, plutôt prolixe et communicante d’ordinaire, est étrangement silencieuse. Alors que les salles de spectacle avaient drastiquement réduit leur jauge avant le confinement, et que les spectateurs avaient accepté la règle du masque durant les spectacles, pour préserver cette part fragile mais nécessaire de notre vie, que les musées avaient adopté les mêmes règles, les lieux culturels, les théâtres et les salles de concert ont été traités comme tous ces lieux où, à visage découvert et dans une promiscuité parfois inquiétante, les virus se partageaient sans barrière. Fallait-il mettre tout le monde dans le même sac ? Il faut croire en tout cas que le mot « culture » a été banni du vocabulaire de nos dirigeants… Benoît Lavigne, directeur des Théâtres de l’Œuvre et du Lucernaire, s’en inquiète dans une lettre ouverte aux dirigeants qui nous gouvernent…

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Lettre ouverte de Benoît Lavigne

A l’Attention de Monsieur Le Président de la République, Monsieur Le Premier Ministre et Madame La Ministre de la Culture,

La Culture se meurt. Elle est à l’agonie.

Depuis des mois maintenant notre secteur est en crise et nous n’avons à ce jour aucune perspective, aucune indication, aucun espoir de réouverture pour l’ensemble des établissements culturels à savoir les musées, cinémas, salles de concert, galeries d’art et théâtres.

Lors de vos dernières prises de paroles pas un mot n’a été dit nous concernant. C’est comme si nous n’existions pas, comme si nous n’existions plus.  

Nous sommes naturellement conscients de la crise sanitaire sans précédent que nous traversons, de la souffrance terrible dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Autour de nous, nombreux sont touchés directement ou indirectement par cette pandémie imprévisible et dévastatrice ; de ce constat, nous ne pouvons qu’approuver que votre priorité soit aujourd’hui axée sur la santé de nos compatriotes.  

Actuellement, seuls les commerces qualifiés d’essentiels sont ouverts.  

Mais la Culture – sous toutes ses formes – demeure plus que jamais essentielle. Elle n’a peut-être jamais été autant précieuse qu’aujourd’hui dans notre monde où l’obscurantisme décapite nos professeurs et où le communautarisme, l’individualisme et le repli sur soi gagnent chaque jour un peu plus de terrain pour en affaiblir nos valeurs.  

La Culture – tout comme l’Éducation – élève nos cœurs et nos âmes. Elle tend encore et toujours à rendre l’individu meilleur dans une époque chaotique et incertaine. Elle est comme le définissait Jean Vilar « une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin ».  

Alors je vous en prie, faites-en sorte que le moment venu nous puissions rouvrir rapidement nos lieux de Culture. Les Français tout comme les artistes en ont cruellement besoin. Ensemble, nous avons la nécessité et le désir de partager nos émotions, d’interroger l’humain et la société, de pleurer, de rire et de continuer à nous émerveiller.  

Lors du premier déconfinement, les lieux de culture furent, comme les restaurants, les derniers à rouvrir. Ne faisons pas une nouvelle fois cette même erreur dramatique.  

Comme vous le savez, nous appliquons strictement les protocoles sanitaires imposés dans nos établissements (désinfection des espaces, gels à disposition, régulation des flux de spectateurs, aération et ventilation des salles, nettoyage des sièges, des rampes et des sanitaires avant et après les représentations, mise en place de plexiglas en billetterie, gestion des sorties rangée par rangée et bien entendu la distanciation sociale en salle et le port du masque obligatoire). Il serait donc injuste que nous soyons une nouvelle fois les derniers établissements à pouvoir reprendre nos activités.  

Notre Ministre de la Culture a assuré à plusieurs reprises que les lieux de Culture demeurent des endroits sûrs où le virus ne circule que très peu, voire pas du tout. Parce que nous sommes des directrices et directeurs responsables, aucun cluster n’a été signalé dans les théâtres, les musées ou les cinémas ; preuve que les spectateurs ont été accueillis en toute sécurité.  

Les spectateurs, puisque c’est d’eux dont il s’agit, ont été reconnaissants des efforts entrepris pour les protéger. Ils se sont soumis aux contraintes de sécurité sanitaire sans résistance et avec sérieux. Bon nombre d’entre eux avides de Culture ne comprendraient pas l’impossibilité de pouvoir se cultiver en toute sécurité avec un film, une exposition ou une pièce de théâtre quant en parallèle des autorisations seraient accordées par exemple aux églises ou à toutes sortes de magasins. 

De ce fait, Monsieur Le Président de la République, Monsieur Le Premier Ministre, ne nous confinez pas plus longtemps que les autres, ne nous imposez pas de nouveaux couvres feux, bref ne nous stigmatisez pas.  

Nos économies, malgré les aides que vous nous accordez, sont exsangues et nombre d’entre nous vont faire faillite. Nos salariés sont déprimés et angoissés de ne pas savoir quand ni comment ils pourront retravailler. Les créations et productions sont en berne devant le maintien de fermeture de nos salles.  

Monsieur Le Président de la République vous nous avez exhorté lors du premier confinement à nous réinventer, « à enfourcher le tigre » et à « aller dans la cale chercher ce qui va permettre de survivre : du fromage, du jambon … des choses très concrètes ». Nous l’avons fait, nous l’avions déjà fait avant cette pandémie et nous le faisons encore. Sans cesse, les lieux de culture innovent sur les réseaux sociaux pour conserver le lien avec le public mais ce que nous souhaitons au plus vite est de retrouver « en chair et en os » les spectateurs dans nos salles ; retrouver ce contact direct, unique et irremplaçable entre le public et les artistes.  

N’abandons- pas la Culture aux plateformes numériques comme Amazon ou Netflix qui s’enrichissent de nos fermetures. 

André Malraux disait « La Culture ne s’hérite pas elle se conquiert ».  

Construisons demain avec notre Ministre un grand plan ambitieux pour la Culture en France.  

Après avoir subi de plein fouet la crise des Gilets Jaunes pendant des mois, les grèves de décembre et janvier derniers, le confinement du printemps et la fermeture immédiate de nos établissements, le couvre-feu et maintenant ce nouveau re-confinement, une prolongation de ce dernier serait le coup de grâce qui ferait mourir nombre de théâtres et de lieux culturels.  

Comme bon nombre de secteurs, les mois de novembre, décembre et janvier sont les meilleurs mois en termes de chiffre d’affaires. Nous sommes actuellement 800 000 salariés et intermittents du spectacle à l’arrêt, dans l’incertitude et dans l’attente de vos choix et décisions.  

Monsieur Le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, vous qui devez fin novembre « donner des perspectives sur les règles du jeu » et cela avant l’arrivée d’un vaccin, n’oubliez pas la Culture ! N’en privez pas une nouvelle fois les Français, donnez-nous l’autorisation pour les Fêtes de fin d’année ou au plus tard en Janvier 2021 de rouvrir.  

Nous comptons sur votre bon sens et votre équité, sur votre volonté d’être au plus près des entreprises culturelles et des artistes en cette période funeste. Nous comptons sur notre désir commun de faire de la Culture en France un bien essentiel à la vie de la Nation. C’est pourquoi nous devons rouvrir au plus vite et dans le respect des règles sanitaires nos théâtres, cinémas, musées et tout établissement culturel ; car ceux-ci ne sont pas des lieux de contamination mais des lieux de vie, d’émotions et de joies indispensables à notre santé !  

Plus que jamais la Culture est ESSENTIELLE et plus que jamais elle doit revivre.

Benoît Lavigne, Directeur des Théâtres de L’Œuvre et du Lucernaire

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Week-end confiné. De quelques opportunités…

Théâtre de la Ville en ligne : livres, concerts, cinéma, actualités

Les directs et moments inédits proposés pendant cette période de re-confinement sur le site internet du Théâtre de la Ville (www.theatredelaville-paris.com) et/ou sur les réseaux sociaux se poursuivent avec :

S Les Romans en scèneLun. 23 nov. 18h

Depuis de nombreuses années déjà, des artistes se saisissent de romans pour imaginer des spectacles vivants, qu’on ne saurait toujours réduire à des adaptations. Comment expliquer ce phénomène ? Est-ce une volonté de renouveler le répertoire dramatique classique ? Une difficulté à trouver des textes dramatiques contemporains intéressants ? Une influence du cinéma qui depuis toujours a pris l’habitude de se nourrir de romans ? Pour tenter de répondre à ces questions, deux artistes, Gisèle Vienne, metteuse en scène et Silvia Costa, metteuse en scène, dialogueront avec Eric Reinhardt (écrivain) et Frédéric Maurin (enseignant en études théâtrales). Rencontre animée par Sylvain Bourmeau, directeur d’AOC, quotidien d’auteurs en ligne.

S Kim & CléaLun. 23 nov. 21h - Concert en direct en partenariat avec les Trois Baudets

Un duo de pop polyglotte et minimaliste avec Cléa Vincent au piano et au chant et Kim Giani à la guitare et au chant. En 2009 les deux amis démarrent l’écriture à quatre mains de chansons pour des interprètes. Luce, Carmen Maria Vega ou Guillaume Léglise chantent ces chansons tandis que le reste du répertoire se distribue dans les albums solo de Cléa Vincent ou Kim. Parallèlement les deux amis accompagnent des musiciens, montent ensemble les groupes « Les Chansons de Ma Tante » ou « À La Mode » en même temps qu’ils démarrent leurs concerts en duo sous le nom de Kim&Cléa.

S Aria Da CapoMer. 25 nov. 20h

Film original et inédit imaginé par Séverine Chavrier dans lequel les 4 jeunes interprètes expriment ce que signifie pour eux d'être adolescent. Une fille et trois garçons. L’un joue du violon, l’autre du trombone, un troisième du basson, elle, elle chante et joue du piano. Ils jouent de la musique, chantent, s’amusent mais aussi racontent à leur manière ce que cela signifie pour eux d’être adolescent. Leurs paroles tranchent avec les idées reçues sur cet âge qu’on dit ingrat. Avec des jeux de masques, ils ironisent sur le regard que portent sur eux leurs aînés. Ou alors c’est avec des mots empruntés à Thomas Bernhard qu’ils éreintent leurs idoles : les anciens, les grands compositeurs, leurs parents... Fruit d’une recherche en commun autour de la musique et de l’improvisation, cette création restitue au plus près l’intensité du désir, entre tendresse et énergie sauvage, face à un monde ouvert à tous les possibles.

S Les Livres de RachelJeu. 26 nov. 19h

Rencontre. A l'occasion de la sortie de L'échelle des Jacob de Gilles Jacob (éd. Grasset), l'écrivaine Rachel Khan reçoit l'auteur et ancien Président du Festival de Cannes. Un roman poignant qui retrace la vie de ce grand Monsieur d'art et de culture.

En direct sur Intagram @theatredelaville_paris

S La Reine de la pisteHelena Noguera, Pierre Notte. Ven. 27 nov. 20h

Entre cabaret et théâtre, l’histoire d’une femme libre. Débarquée dans une fête à laquelle elle n’a pas été invitée, elle s’incruste. Étrangement, sa présence ne semble déranger personne – c’est comme si on ne la voyait pas. En fait, elle assiste à ses propres funérailles. Dans la Reine de la piste, la comédienne et chanteuse Helena

Noguerra interprète ses propres chansons entretissées d’un récit écrit et mis en scène par Pierre Notte. Démarré sur une tonalité funèbre, ce portrait de femme se révèle progressivement une ode vibrante à la vie et à la liberté. Un récital à la fois réaliste et fantastique où monologue et chansons se font écho, comme un rêve à regarder en face, un dialogue entre deux mondes bientôt réconciliés.

S Les dimanches en direct avec France CultureDim. 29 nov. 11h-13h30

3 émissions de la grille de France Culture diffusées en direct depuis l'Espace Cardin : L'Esprit public d'Emilie Aubry (mise en perspective de l'actualité politique au cours d'un débat d'intellectuels engagés, polémique, impertinence, mais aussi respect et sympathie), Les Bonnes choses de Caroline Broué (la nourriture comme enjeu global : affectif, intime, social, culturel, anthropologique, économique, écologique…), Signes des temps de Marc Weitzmann (à la croisée de la culture et des enjeux de société avec des thèmes tels que : Pourquoi les figures de bourreaux inspirent autant les écrivains contemporains ? Le succès de Black Panther marque-t-il une nouvelle fierté noire ? Pourquoi les tulipes de Jeff Koons sont-elles un enjeu ?)

S GystèreLun. 30 nov. 21h - Concert en direct en partenariat avec les Trois Baudets

Gystere et son vaisseau DIY à l’artisanat 70s’ et 80s’, vecteur de messages anti-racistes et anti-sexistes dissimulés sous de véritables tubes à l’efficacité redoutable. L’aboutissement de plusieurs vies musicales pour Adrien Peskine. Celle de l’ado qui joue les faux rebelles dans les bahuts de Las Vegas, celui qui traîne à New York et mime difficilement la dextérité des musiciens qu’il observe, celui qui fait des concerts dans le métro parisien avant d’acquérir un véritable profil d’artiste complet : songwriter, DJ, plasticien, réalisateur de clips ou pianiste pour Cerrone, mais aussi le Jamel Comedy Club, le Grand Journal... Un premier diptyque en 2019, du tropicalisme cosmique jusqu’au classic funk, mélangeant les motifs mélodiques, dans la tradition des opéras rock, un nouvel album tout en harmonies vocales et suites d’accords acrobatiques, entre soul spirituelle et afro-prog assumé.

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Théâtre du Rond-Point : des podcasts disponibles sur Spotify, Deezer, Apple Podcast, Google Podcasts et Audiomeans via https://bit.ly/lespodcastsdurondpoint

S Jacques BonafféJeu. 26 nov. Il sera à l’affiche du Rond-Point du 20 au 31 janvier 2021 avec Kadoc, de Rémi de Vos, mise en scène de Jean-Michel Ribes.

S Alice ZeniterJeu. 3 déc. Cette romancière, metteuse en scène et traductrice sera présente au Rond-Point du 30 mars au 11 avril avec Je suis une fille sans histoire.

S Début décembre – Des diffusions de spectacles en direct. Tels que : l’Art d’être spectateur de Pierre Notte, Pour que tu m’aimes d’Elise Noiraud, sur le site internet du théâtre (www.theatredurondpoint.fr), Facebook et YouTube.

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Dreams : entre musique baroque, danse et cirque
Cette création originale explore l’univers musical d’Henry Purcell et de John Dowland. Elle est comme un rêve éveillé, onirique et poétique, offert par l’Opéra de Rennes. Damien Guillon, le contreténor, est accompagné par l’ensemble de musique ancienne le Banquet céleste. Avec mélancolie, grâce et beauté, ce spectacle explore le thème des Vanités où l’homme se trouve confronté à la solitude de l’existence…

https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/2109727-dreams-par-le-banquet-celeste-a-l-opera-de-rennes.html#xtor=EREC-50-[culturebox]-20201120-[gabaritA]&pid=726375-1480679297-b50b94f1

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.
Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

MUSIQUE

Top chefs version musique
France musique consacre cette semaine une part de sa programmation aux chefs d’orchestre. A quoi servent-ils ? Autour de quelques grands chefs – Lorin Maazel, Herbert von Karajan, Leonard Bernstein, Arturo Toscanini, etc. – séjour sur la planète de ces meneurs d’hommes parfois dictatoriaux qui changent la face des morceaux dont ils s’emparent. https://www.francemusique.fr/theme/chef-d-orchestre

Et le concert de la semaine : Myung-Whun dirige l’Orchestre philharmonique de Radio France dans le Concerto pour piano n° 3 de Rachmaninov et la Symphonie n° 2 de Brahms – avec Daniil Trifonov (enregistré le 19 juin 2015 à la Philharmonie de Paris). https://www.francemusique.fr/concert/paris-philharmonie-1-rachmaninov-brahms-trifonov-orch-philharmonique-radio-france-myung-whun-chung?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13Oqt6qh2NsICqeszo-HIQMQT&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=622376#xtor=EPR-11-[meilleur]-20201119[pos9]

Beethoven en best-of salle Cortot
L’occasion d’écouter autre chose que les archi-célèbres symphonies et concertos de Beethoven et de goûter une musique plus délicate mais tout aussi inspirée. Avec Liya Petrova et/ou Mi-Sa Yang, Pierre Fouchenneret (violon), Sarah Chenaf (alto), Aurélien Pascal et/ou François Salque, Julien Laferrière, Julien Gernay (violoncelle), Alexandre Kantorow et/ou Jonas Vitaud, Nathanael Gouin, Théo Fouchenneret et le Quatuor Zaïde. Sonate à Kreutzer op. 47, transcription pour quintette à cordes ;Trio pour piano op. 1 n° 1 ; Trio Les Esprits, op. 70 n° 1 ; Sonate pour piano n° 17, op. 31 n° 2 « La Tempête » ; Sonate pour violoncelle et piano n° 2, op. 5 n° 2 ; Sonate pour violon et piano n° 10 op. 96 ; Quatuor à cordes op. 18 n° 3 https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/2094837-beethoven-le-best-of-a-la-salle-cortot.html#xtor=EREC-50-[culturebox]-20201120-[gabaritA]&pid=726375-1480679297-b50b94f1

Bartók et Kodaly. La Hongrie sur France musique

En direct le 20 novembre, le jeune chef ouzbek Aziz Shokhakimov, à la tête du Philhar parcourt à grands pas les plaines de Hongrie avec le Troisième Concerto pour piano de Bartók, que jouera Francesco Piemontesi, puis avec les Danses de Galanta de Kodaly. Le temps d'une escapade en compagnie d’Enesco et de Ligeti, il s'aventure dans cette zone inquiétante et féconde, à la limite de la Hongrie et de la Roumanie, qui a nom Transsylvanie. https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/festival-d-automne-a-paris-aziz-shokhakimov-dirige-l-orchestre-philharmonique-de-radio-france-89009?xtmc=Aziz%20Shokhakimov&xtnp=1&xtcr=1

Rebeka Warrior & Julian Prégardien. Schubert version rock, pop, électro.
Engagée autour de valeurs queer, transféministe, anti-raciste et résistante, Rebeka Warrior, associée au ténor baroque et classique Julian Prégardien donnent de Schubert une version plutôt décoiffante… Un spectacle pour le moins surprenant qui pose la question des limites à la réinterprétation des « classiques » et de ce qu’on peut y voir. https://www.france.tv/spectacles-et-culture/festivals/variations/2094841-rebeka-warrior-julian-pregardien-jouent-schubert.html#xtor=EREC-50-[culturebox]-20201120-[gabaritA]&pid=726375-1480679297-b50b94f1

Jazz en couleurs à l’Institut culturel italien le lundi 23 novembre de 20h à 21h
Michelangelo Scandroglio est l’une des promesses les plus intéressantes du jazz italien. Il compte parmi les lauréats du Riga International Jazz Bass Competition et du prix Tomorrow's Jazz 2018. Accompagné par Michele Tino (saxophone alto), Cosimo Boni (trompette), Alessandro Lanzoni (piano) et Bernardo Guerra (batterie), il présentera In the Eyes of the Whale, son premier album paru chez Auand Records en janvier 2020. Concert à suivre sur le site du Ficep et sur la page Facebook de l’Institut culturel italien. Liens et infos ici. Comptes Facebook (www.facebook.com/iicparigi), Twitter (@IICParigi) et Instagram (@iicparigi)

Jazz. Viken Arman et Michel Portal jouent Charlie Parker
Quand la musique électronique de Viken Arman rencontre le free jazz façon Portal. L’œuvre d’une des grandes figures du jazz réinterprétée. Un pont entre modernité et tradition. https://www.france.tv/spectacles-et-culture/festivals/variations/2070783-viken-arman-michel-portal-jouent-charlie-parker.html#xtor=EREC-50-[culturebox]-20201120-[gabaritA]&pid=726375-1480679297-b50b94f1

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

BEAUX-ARTS

Aubrey Beardsley au musée d’Orsay présenté par les commissaires de l’exposition

Beardsley, qui dit « avoir eu sept styles », a créé des œuvres immédiatement reconnaissables et identifiables. Elles sont à la fois emblématiques du milieu décadent londonien des années 1890 et très personnelles. Beardsley était en effet ouvert à diverses influences comme le japonisme ou le préraphaélisme tout en conservant toujours une personnalité artistique brillante. Ses compositions mettent en scène un univers foisonnant, fantasque et grinçant, servi par une ligne virtuose. Aubrey Beardsley entretient avec la chose imprimée un rapport particulier. Il a créé la plupart de ses dessins en vue de publications, pour qu’ils soient imprimés, dans des revues (The Studio, The Yellow Book, The Savoy) ou dans des livres, et souvent en lien avec des textes. Ses rencontres avec des libraires et éditeurs ont été déterminantes dans sa carrière, comme Joseph Malaby Dent qui lui a confié le cycle d’illustrations du cycle médiéval des légendes du roi Arthur, ou John Lane qui, sur les conseils d’Oscar Wilde, lui commande des dessins pour Salomé. Beardsley était aussi un lecteur vorace : il appréciait notamment la littérature française, Flaubert, Zola, Huysmans, Verlaine… et écrivit lui-même quelques textes.

Retrouvez les «Regards numériques» des musées dOrsay et de lOrangerie sur leurs réseaux sociaux et dans leurs newsletters.

https://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/regards-numeriques/les-mondes-numeriques-dorsay.html et #RegardsNumériques

Ce sera tout pour aujourd'hui !

Coronavirus an 01, 32e livraison. Art et culture, les silences du pouvoir.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article