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Arts-chipels.fr

Coronavirus an 01, 25e livraison. Du bien-être et du bien vivre en temps de confinement, de l’amour de la langue française, des farfadets et des elfes…

Coronavirus an 01, 25e livraison. Du bien-être et du bien vivre en temps de confinement, de l’amour de la langue française, des farfadets et des elfes…

Du bien-être en temps de confinement

Je sais pas vous, mais moi, ça commence à m’atteindre, tous ces événements récents. Des attaques au couteau, un reconfinement, une rentrée scolaire sous haute tension : il y a de quoi avoir le bourdon ou péter un câble ! Aussi n’est-il pas surprenant qu’on revoie fleurir les conseils pour se libérer du stress, avec ses accélérations intempestives des battements cardiaques, l’impatience, la colère rentrée qu’il engendre ou au contraire une envie de se laisser couler sans rien faire, en attendant la fin du monde.

Quand nous sommes stressés, les hormones comme le cortisol inondent notre système, produisant une réaction de « survie » pendant laquelle notre rythme cardiaque augmente, nous avons besoin de plus d’oxygène et nos vaisseaux sanguins se resserrent. Alors que durant l’ère préhistorique, l’accroissement de sang dans notre cœur et dans nos muscles nous aidait à échapper aux prédateurs ou à nous sortir de situations dangereuses, aujourd’hui le grizzli est devenu embouteillage, le fauve un conjoint énervé et le stress ne nous est d’aucune aide. Au contraire, il conduit à des problèmes de santé comme l’hypertension, des maux de tête, mais aussi à un état dépressif et des troubles d’anxiété et peut amplifier d’autres soucis de santé, comme l’asthme, le syndrome du côlon irritable ou l’insomnie. La bonne nouvelle, c'est que notre  faculté de relaxation nous permet de ralentir notre respiration et de diminuer la pression artérielle. Si elle ne supprime pas le problème, elle aide à en gérer les effets. Nous voici donc sur les terres de la « pleine conscience » et des innombrables conseils de bien-être qui sont devenus le must de notre époque que le Huffington Post recense. Pour vous sentir mieux, y a qu’à-t’as qu’à-faut qu’on…

Marcher pendant 10 minutes

N’importe quelle promenade permet de vider la tête et de booster les endorphines – mais dans un jardin ou un espace vert, c’est mieux… Le corps se place en état de méditation, « d’attention involontaire » qui permet de réfléchir en même temps. Le problème, c'est qu'on préfèrerait le faire pendant deux heures mais que c'est interdit...

Recourir aux travaux manuels

Des mouvements répétés – comme la gestuelle précise utilisée pour le tricot, pour faire des bijoux, ou du point de croix – peuvent apaiser l’angoisse. Selon la méthode dite de la pleine conscience, cette activité, comme « la répétition d’un son, d’un mot, d’une prière ou d’un mouvement », favorise « la mise de côté de pensées parasites pour se focaliser sur la répétition du geste. » Pour vivre heureux, crochetons...  Quid des coffre-forts?

Grignoter un en-cas (en faisant attention !) ou se faire plaisir avec un (seul !) bonbon

Il existe une connexion intestins-cerveau et, comme le dit le dicton, « Ventre affamé n’a point d’oreille ». Choisissez un en-cas qui vous remplisse bien – comme la moitié d’un avocat, une poignée de noix ou noisettes, ou un œuf dur. Mangez loin de votre ordinateur, assis dans un endroit paisible. Concentrez-vous sur la nourriture : sa texture, son goût, la sensation qu’elle vous procure. Votre en-cas est devenu un moment de méditation et de bien-être. Côté sucré, manger ou boire quelque chose a un effet apaisant en régulant la production d’hormones du stress. Un carré de chocolat, un petit bonbon, ou une autre douceur de taille raisonnable, peut aider. Combien de kilos au bout d'un mois ?

Manger une banane (ou une pomme de terre !)

Pourquoi pas ? Le potassium aide à réguler la tension artérielle qui monte en période de stress. Il protège votre corps des effets négatifs du stress, attaques ou crises cardiaques incluses, et aide à retrouver de l’énergie et à se reprendre. Tigrée ou pas, la banane ?

Mâcher un chewing-gum

Le chewing-gum ne se contente pas de rafraîchir l’haleine – il peut soulager l’angoisse, améliorer la vigilance et réduire le stress en période de sollicitation importante. D'ailleurs tous les entraîneurs de foot en usent... Mais à terme, ça ne fait pas travailler l'estomac tout le temps ?

Vivre avec les plantes

Les plantes d’intérieur ne sont pas seulement de magnifiques purificateurs d’air, elles aident aussi à se détendre. Une étude de l’Université de l’Etat de Washington a montré qu’un groupe de personnes stressées placées dans une pièce remplie de plantes voyaient leur tension artérielle baisser de 4 %, tandis qu’un groupe équivalent mais sans plantes ne connaissait une baisse que de 2 %. En niveau de tension, ça fait quoi ? Les plantes, paraît qu'il faut leur parler, en plus. En tout cas, c’est aussi pratique : on peut tout leur dire sans qu’elles vous sautent à la gorge…

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Utiliser le yoga pour respirer profondément

La respiration nourrit le corps. Les exercices de respiration – ou simplement le recours à quelques respirations profondes – aident à réduire la tension et à soulager le stress, grâce à un supplément d’oxygène et à la stimulation de la réaction du système nerveux parasympathique, qui nous aide à nous apaiser. Ils peuvent en outre réduire la tension artérielle et sont même capables de changer l’expression de certains gènes, selon Herbert Benson, chercheur à Harvard. Zen, zen, zen... je suis zen...

Yoga Naam pour revenir au calme

Il suffit d’exercer une pression sur l’espace entre la seconde et la troisième articulation des doigts (les jointures à la base de l’index et du majeur) pour créer une impression de calme instantané : « Cela active un nerf qui détend la zone près du cœur, permettant à cette sensation d’agitation que vous ressentez de s’en aller ». Vous avez suivi ?

Prendre la position de l’aigle

Bien des positions de yoga sont connues pour soulager le stress. Elles ouvrent les épaules, soulagent la tension du cou et éliminent bien des symptômes physiques de stress. La position de l’aigle est un très bon exemple de la façon dont un asana (position au yoga) peut cibler la tension du dos et du cou. Apprenez à faire la position ici. Et surtout ne vous cassez pas la figure !

Relâcher progressivement les muscles

Commencer par les orteils et remonter petit à petit : contracter autant que possible les muscles du pied, puis les relâcher. Remonter en contractant et en relâchant chaque muscle jusqu’à finir avec le visage. C'est peut-être mieux que les moutons, pour s'endormir ?

Recourir à l’imagerie mentale par la visualisation

Il suffit de s’installer confortablement (au bureau, dans une salle de conférence vide – n’importe où !) et de visualiser une scène paisible : des vacances à venir, une plage favorite, ou de s’imaginer réaliser un futur objectif ou de se créer un souvenir heureux. Justement, on en a marre de l'île déserte. Alors on fait quoi ?

S’éloigner de l’ordinateur

Une étude de l’université de Gothenburg, en Suède, a associé l’usage continu de l’ordinateur et à plus forte raison le soir avec le stress, la perte de sommeil, et la dépression. Il convient de faire des pauses fréquentes pendant une journée passée devant l’ordinateur – et de se déconnecter au moins une heure avant le coucher. Dommage qu'on n'ait plus le cinéma ou le spectacle...

Rire en regardant une vidéo qui fait le buzz

Un éclat de rire est une bonne technique de relaxation. Il augmente le volume d’air riche en oxygène que vous ingérez, stimule le cœur, les poumons et les muscles, et augmente les endorphines qui sont relâchées par le cerveau. Et ça fait travailler les zygomatiques en plus...

Ecouter de la musique

La musique classique ralentit le rythme cardiaque, baisse la tension artérielle et diminue même les niveaux d’hormones du stress, mais n’importe quelle musique que vous aimez remplira votre cerveau de neurohormones de bien-être, comme la dopamine. Si vous n’avez pas d’écouteurs à portée de main, essayez de fredonner ou de jouer votre propre musique. Et si vous chantez faux, on espère que vous n'aurez pas l'oreille pour entendre vos couacs !

Eteindre le téléphone

Les portables sont sources de stress. Parler peut augmenter la pression artérielle. Mais ce sont surtout les smartphones qui génèrent une augmentation du stress. Les gens se sentent de plus en plus obligés de répondre aux messages à tout moment. En tout cas, on ne verra plus, pour le moment, des couples face-à-face au restau, chacun avec son portable. C'est toujours ça de gagné...

Utiliser la visio

Un facetime ou un skype ne peut faire que du bien pendant ce nouveau confinement pour garder un lien avec la famille et les amis. Vos amis et vos proches peuvent vraiment réduire votre production de cortisol. Merci, on a déjà donné...

Des bisous !…

Embrasser soulage le stress en aidant votre cerveau à produire des endorphines. On attendra un peu pour généraliser le procédé !

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Alternative au confinement

Livres toujours, pour les lecteurs impénitents, mais en forme de proposition – positive – faite par l’un de nos complices pour que le territoire ne devienne pas désert culturel …

Faut-il qu’une librairie soit ouverte ou fermée ? –  par Pierre Janin

Avec ce reconfinement présenté comme plus « soft » par les Autorités – allez, elles méritent bien la majuscule –, le sujet des commerces dits ou non « essentiels » a immédiatement enflammé la sphère publique : en gros, on s’envoie à la tête l’égalité de traitement d’un côté, l’irresponsabilité devant la pandémie de l’autre.

Je voudrais témoigner en faveur d’une solution aussi pragmatique que prudente, dont l’illustration m’a été donnée samedi dernier, juste après l’entrée en vigueur du confinement nouvelle manière, par la petite librairie où j’ai mes habitudes, dans la petite ville du bord de Loire où j’ai la chance de pouvoir résider durant cette période troublée.

Aurélie, notre charmante libraire, avait à la fois ouvert et fermé sa librairie : elle avait installé une petite table en travers de la porte d’entrée, avec son cahier, sa caisse et son ordi – et l’inévitable flacon de gel hydroalcoolique, évidemment. Les clients, dûment masqués, faisaient une queue prophylactique dehors. Chacun à son tour, nous demandions si Aurélie avait tel ou tel titre, si notre commande était arrivée ; elle allait vérifier sur l’étagère, elle suggérait un auteur, un titre... Bref, elle faisait son métier de conseil et de vendeuse de livres.

Ah, bien sûr, pas question de flâner entre les tables et les présentoirs... une partie du plaisir du lieu nous était inaccessible. Mais enfin, on pouvait acheter des livres, en commander, et même se refiler des suggestions ou des recommandations entre clients attendant notre tour...

Aucun risque sanitaire, une librairie ouverte, une libraire dans la plénitude de son rôle de conseil (et pas seulement d’encaisse). Quid clamat populus ?

Je trouve qu’il y a là un exemple tout simple de solution satisfaisante à une situation préoccupante. Or, depuis deux jours que monte la querelle, je n’ai entendu aucune proposition de ce genre, seulement des cris et gémissements, de grandioses pétitions de principe ou des anathèmes définitifs (oui, c’est masculin, je viens de vérifier...).

À l’inverse, Aurélie, la bonne libraire, nous propose une solution toute simple, tellement évidente, un bricolage certes pas complètement satisfaisant, mais bien meilleur que l’alternative ouvert/fermé, dangereux pour la santé/mortel pour l’économie.

J’ajoute pour la petite histoire qu’après mes emplettes à la librairie, je suis passé en face à la quincaillerie pour y acheter des sacs poubelles – vous voudrez bien me pardonner la trivialité de cette anecdote... Eh bien, même dispositif et même résultat : des commerçants qui commercent, des clients qui continuent à vivre (presque) normalement, le tout dans le respect des mesures barrières.

J’espère et je souhaite que nous en prenions tous de la graine !

Alain Rey

Alain Rey

28 octobre 2020. L’amoureux des mots, le linguiste, lexicologue et lexicographe Alain Rey a tiré sa révérence.

Pour nous, il reste l’âme du Robert, le passionné de toujours qui traque l’histoire des mots et leur évolution, l’infatigable explorateur qui fait une place aux « usages spontanés », aux mots populaires, argotiques ou étrangers.

Ce vulgarisateur impénitent, né dans le Puy-de-Dôme – un Auvergnat ben d’cheu nous – toujours sur la brèche, à l’affût de la langue et des moyens de la faire vivre au travers de tous les médias – le livre, bien évidemment, mais aussi la presse ou la télévision, nous laisse, au-delà de sa mission « éducatrice » le souvenir du plaisir qu’il avait à jongler avec les mots. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre l’un de ses commentaires, sur « Faire mouche ».

« Faire mouche »
« La mouche est un insecte omniprésent. […] Les pattes de mouche sont difficiles à déchiffrer tandis que l'insecte insaisissable motive la fine mouche, vive et rusée.
On pourrait croire que cette habileté est à l’origine de faire mouche, alors qu’il s’agit d’une allusion à la petitesse et à la couleur de ce diptère. On a appelé mouche le petit morceau de taffetas noir porté autrefois par les femmes pour faire ressortir la blancheur de leur peau ou encore, chez les hommes, la petite touffe de poils au-dessous de la lèvre inférieure. Le centre d’une cible, matérialisé par un point noir, fut donc une mouche. L’excellent tireur qui place une balle ou une flèche dans ce point fait mouche. Il atteint sa cible, met dans le mille s’agissant pourtant d’un point singulier, le centre de la cible.
Un mot qui fait mouche atteint son but en touchant un point sensible. Mot et mouche pourraient même, selon des étymologistes, avoir la même origine : l’onomatopée mu, qui évoque un bourdonnement ou un murmure. Mais si les mots sont comme les mouches, on n’est jamais parvenu à les faire disparaître avec une tapette ou du papier gluant. Pas plus qu’on n’attrape les mouches avec du vinaigre, on ne fait mouche sans viser. »
 

200 drôles d'expressions que l'on utilise tous les jours sans vraiment les connaître (2015).

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Des farfadets et des elfes dans l’atmosphère de Jupiter

Un instrument de la sonde américaine Juno, en orbite autour de Jupiter, pourrait avoir détecté des événements lumineux transitoires, des flashs dans la haute atmosphère de la géante gazeuse, que les scientifiques qualifient d’« elfes » et de « farfadets ».

Rappelons que les mythologies et les contes sont riches de ces petits personnages à visage humain qui ne sont pas des hommes et déploient une activité intense, souvent malicieuse dans le monde naturel où ils s’ébattent en liberté. Les farfadets, de petite taille, sont présents dans plusieurs mythologies avec des attributs divers. En Irlande ils fabriquent des chaussures et comptent leur or, en Bretagne, ils peuvent ensorceler les mortels qui se laissent surprendre.  Ils résident dans les grottes, les tumuli et les dolmens mais peuvent aussi hanter les sources, les fontaines ou les landes. Ils sont feux follets, et souvent espiègles. On leur attribue les ronds de sorcière, ces champignons disposés en cercle dans les bois et les sous-bois, dont le diamètre s’accroît d’année en année autour desquels ils forment une ronde de sabbat.

La distinction avec les elfes est incertaine. Esprits élémentaires, les elfes sont rattachés par Paracelse, dans son modèle des quatre éléments, à l’air. Les mythologies nordiques les associent aux divinités de la nature et de la fertilité et distinguent les « alfes clairs » du ciel, bénéfiques, des « alfes noirs » des puissances souterraines, forgerons et gardiens des trésors. Dans le folklore de langue allemande, ils gouvernent les rêves – et les cauchemars lorsqu’ils s’asseyent sur la tête du dormeur.  Elfes et farfadets – popularisés, entre autres par Andersen et Tolkien – ont en commun leur fugacité, leurs apparitions soudaines et leurs disparitions à l’avenant, leur côté insaisissable et éphémère dont se sont emparé les scientifiques pour qualifier ces phénomènes lumineux aussi soudains que brefs.

Des phénomènes météorologiques

L’appellation de « farfadets » (en anglais sprites) est appliquée à des « éléments lumineux transitoires » (ELT) déclenchés par des décharges de foudre provenant d'orages éclatant bien en dessous. Sur Terre, ils se produisent jusqu'à une centaine de kilomètres au-dessus d'orages intenses très hauts et illuminent une région du ciel de plusieurs dizaines de kilomètres de large, mais ne durent que quelques millièmes de secondes. Quant aux elfes (en anglais elves pour « Emission of Light and Very Low Frequency perturbations due to Electromagnetic Pulse Sources », « émission de lumière et perturbations à très basse fréquence dues à des sources d'impulsions électromagnétiques »), ils apparaissent comme un disque aplati brillant dans la haute atmosphère de la Terre. Eux aussi illuminent le ciel pendant quelques millisecondes mais peuvent devenir plus grands que les farfadets : jusqu'à 320 kilomètres de diamètre sur Terre !

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De la Terre à Jupiter

La sonde Juno, en orbite autour de Jupiter depuis 2016, a, au cours des quatre années de sa mission, permis de détecter, grâce au spectrographe ultraviolet UVS, onze brefs flashs lumineux. Cependant, ces 11 flashs, formellement nommés ELT, ne sont observés que lors d'un passage de la sonde et leur luminosité décroît de façon exponentielle avec le temps, avec une durée typique d'environ 1,4 milliseconde. C'est la première fois que ces phénomènes sont observés sur un autre corps que la Terre. « Nous avons découvert des images d'UVS qui montraient non seulement des aurores joviennes, mais aussi un flash brillant de lumière ultraviolette dans le coin où il n'était pas censé être », déclare l’équipe de scientifiques travaillant sur ces phénomènes. Les flashs détectés ressemblent à la foudre, mais ont été trouvés environ 300 kilomètres au-dessus de l'altitude où se forme la majorité des éclairs de Jupiter : sa couche de nuages d'eau. Les scientifiques ont ainsi pu exclure qu'il s'agissait simplement de méga-éclairs, d’autant que le spectre de ces événements brillants, enregistré par UVS, était dominé par les émissions d'hydrogène.

Rohini S. Giles et ses collègues postulent qu’il s’agit d'« elfes », de « farfadets » ou de « halos de farfadets ». Cette hypothèse est renforcée par les images en lumière visible, qui montrent des structures nuageuses typiques des régions sources de la foudre aux emplacements de plusieurs des flashs lumineux. Leurs couleurs (bleu et rose) diffèrent des phénomènes observés sur Terre (rougeâtres) en raison de l’hydrogène présent dans la haute atmosphère de Jupiter.

Les hommes ont donné aux planètes de notre Système solaire des noms de dieux. Ils ont peuplé le ciel de références aux savoirs archaïques et aux mythologies… Pour rapprocher, peut-être, les hommes des dieux et repeupler l’Univers des esprits élémentaires qu’ils avaient remisés aux oubliettes… Dans la science, le retour du refoulé ?

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QUOI FAIRE ?

Visionner quelques premiers films sur france.tv

Céline Sciamma, Xavier Dolan, Valérie Dobzelli, Mathieu Kassovitz… tous ont eu une première fois derrière la caméra pour raconter une histoire, leur vision. Quatorze longs métrages francophones de leurs premiers films.

https://www.france.tv/collection/2046953-premiers-films/#xtor=EREC-54-[Event_Programmes]-20201031&pid=726375-1480679297-b50b94f1

Naissance des pieuvres – Céline Sciamma.

L’été quand on a 15 ans. Elles sont trois : Marie, Anne, Floriane. Rien à faire si ce n’est regarder au plafond. Dans le secret des vestiaires leurs destins se croisent et le désir surgit. Les premières fois sont inoubliables parce qu’elles n’ont pas de lois…

Poison violent – Katell Quillévéré

C’est l’été des grands changements pour Anna. Revenue de l’internat, elle découvre que son père a quitté la maison. Sa mère effondrée se rapproche du jeune prêtre du village, Anna de son tendre et fantaisiste grand-père. Croyante, elle prépare sa confirmation. Mais voici que surgit Pierre, libre et solaire, et le désir…

Versailles – Pierre Schoeller

Paris aujourd’hui. Nina, sans emploi, dort dans la rue avec Enzo, 5 ans. A Versailles, près du château, un homme, Damien, vit en ermite dans une cabane. Nina passe une nuit avec lui. Entre l’homme et l’enfant des liens vont se tisser. Dans le dénuement. Jusqu’au jour où il faut quitter la cabane…

Fidelio, l’odyssée d’Alice – Lucie Borleteau

Alice, la trentaine, est marin. Son homme reste à terre tandis qu’elle embarque comme mécanicienne sur un vieux cargo pour remplacer un homme qui vient de mourir. Elle découvre que le capitaine n’est autre que son premier amour…

Starbuck – Ken Scott

Un adulte peu responsable, livreur de boucherie, découvre qu’il est le géniteur de 533 enfants conçus à partir de ses dons de sperme. Sa petite amie est enceinte de lui mais ne le croit pas assez mûr pour être père. Il est aussi poursuivi par des gangsters à qui il doit 80 000 dollars…

J’ai tué ma mère – Xavier Dolan

Du haut de ses 17 ans, Hubert méprise sa mère, ses pulls ringards, sa déco kitsch, sa façon bruyante de manger. Il y a aussi la manipulation, la culpabilisation dont celle-ci use. Une relation amour-haine à laquelle viennent se mêler les errements de l’adolescence – découvertes artistiques, expériences illicites, sexualité, ostracisme…

Métisse – Mathieu Kassovitz

Une jeune métisse antillaise est enceinte d’un enfant dont elle ne connaît pas le père et dont son amant, un pauvre juif blanc, ne veut pas entendre parler. Son deuxième amant, riche, noir et musulman, arrête ses études pour vivre avec elle. Lola veut savoir qui est le père. Elle subit des tests…

Tout est pardonné – Marie-Christine Friedrich

A Vienne, c’est le printemps. Victor fuit le travail et passe journées et nuits dehors. Avec Annette, ils ont une petite fille, Pamela. Annette espère que, de retour à Paris, le problème sera réglé. Il n’en est rien. Ils se disputent et Victor s’installe chez une junkie. Onze ans plus tard, Pamela découvre que son père vit aussi à Paris. Elle décide de le revoir…

Romance – Pierre-François Martin-Laval

Quand Yves-Marie, 9 ans, demande à Jacqueline, qui a son âge « Epouse-moi », elle répond par une pirouette : « Le jour où tu vas dans les étoiles, je te donne ma main. » 24 ans plus tard, Yves-Marie est devenu cosmonaute. Il vient sonner à la porte de Jacqueline, qui s’apprête à en épouser un autre. Yves-Marie lui fait une proposition : « Essaye-moi une journée avant de dire non ! »

Augustine – Alice Winocour

A l’hiver 1885, à Paris, à la Pitié Salpêtrière, le professeur Charcot étudie une maladie encore mystérieuse : l’hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori et la vedette de ses démonstrations d’hypnose. Objet d’études, elle deviendra peu à peu objet de désir…

17 filles – Louise Grinberg, Juliette Darche

A Lorient, parce que l’une d’entre elles est enceinte à la suite d’un problème de préservatif, 17 adolescentes décident de tomber enceintes en même temps. Dans un contexte de crise de la pêche de de l’industrie, ces jeunes filles refusent de se soumettre au code de bonne conduite traditionnel…

Bébé Tigre – Cyprien Vial

Bébé Tigre, c’est Many, 17 ans. Venu en France, il y mène la vie de n’importe quel adolescent de son âge, partageant son temps entre les cours, les copains et sa petite amie. Mais ses parents, restés en Inde, lui ont confié des responsabilités qui l’obligent à se mettre en danger…

Tristesse club – Vincent Mariette

Léon et Bruno, deux frères, reviennent dans leur ville natale pour les funérailles de leur père. Ils y trouvent Chloé, une fille étrange qui se prétend leur demi-sœur. Ils vont tenter d’en apprendre davantage, ce qui les entraîne dans une aventure pleine de secrets.

La Reine des pommes – Valérie Donzelli

Mathieu a rompu avec Adèle qui, anéantie, ne veut plus qu’une chose : mourir. Rachel, une cousine éloignée, décide de lui faire reprendre goût à la vie. Pour se guérir, elle lui conseille de coucher avec d’autres hommes pour désacraliser son histoire. A corps et cœur défendant, Adèle part au combat…

Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) – Denis Podalydès

Sa calvitie naissante entraîne Albert dans le doute sur son pouvoir de séduction, sur ses propres sentiments, sur la direction à prendre, l’attitude à adopter. Son indécision l’emmène sur des voies cahoteuses, pleines de détours et de situations ubuesques qui laissent la providence décider de son sort.

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Les soirées de l’Institut culturel italien sont sur youtube

Entretiens, concerts, recettes de cuisine, il y a à voir et à écouter… https://www.youtube.com/user/iicparigi

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Ottone in villa, Vivaldi monté par le Teatro La Fenice sur france.tv

Dans ce premier opéra de Vivaldi, représenté à Vicence en 1713, Marivaux semble tout proche. Jeu amoureux et travestissement se conjuguent dans une Rome fictive très vénitienne. Cleonilla est aimée de l’empereur Othon, mais ne l’aime pas. Elle a délaissé son précédent amant, Caio, lui préférant son page, Ostilio. Mais celui-ci n’est autre que Tullia, autrefois fiancée à Caio et que ce dernier a abandonnée au profit de Cleonilla. De son côté, Othon, qui se croit heureux en amour, néglige les affaires politiques et la colère de Rome qui désapprouve sa liaison avec cette femme impudique. Trahisons découvertes au détour d’un bosquet, lettres utilisées à double sens, faux esprit qui dit sa tourmente… les jeux de l’apparence et de la réalité sont à l’œuvre sous les charmilles ombragées, les allées de cèdres et dans les bosquets de myrtes où grottes, bassins et fontaines complètent un décor de nature très XVIIIe siècle. Le happy end final ne masque pas le caractère bancal des arrangements amoureux… Le dindon de la farce, dans l’histoire, reste l’empereur crédule, aveuglé par son amour. Dans l’opéra, les voix sont traitées comme des instruments de musique. Vivaldi imagine, pour les cinq personnages principaux, des tessitures assez confortables, mettant l’accent sur la recherche des clairs-obscurs dans le timbre, réclamant tour à tour des chanteurs la précision d’un violon, l’éclat d’une trompette, la suavité d’une mandoline. Pincée d’épices supplémentaire : le librettiste, Benedetto Domenico Lalli – Sebastiano Biancardi de son vrai nom – qui reprend celui que Francesco Maria Piccoli avait créé pour Messalina, dont est tirée l’intrigue, est un napolitain un peu voyou…

https://www.france.tv/spectacles-et-culture/2063273-ottone-in-villa-de-vivaldi-au-teatro-la-fenice.html#xtor=EREC-50-[culturebox]-20201030-[gabaritA]&pid=726375-1480679297-b50b94f1

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Des concerts maintenus : une histoire suisse

Christian Chamorel, pianiste talentueux, nous signale le maintien presque miraculeux de certains concerts, dans le plus absolu respect des normes sanitaires naturellement :
- 1er nov. : Mozart, Mendelssohn et Chopin au Conservatoire de l’Ouest Vaudois, Villa Thomas de Nyon (Route de Genève 4, 1260 Nyon), 17 h. Rens. & inscr. : 
info.nyon@cov-vd.ch 

- 6 nov. : Trios avec clarinette et violoncelle à la Fondation Engelberts de Mies, Route de la Gare 12, 1295 Mies, 20 heures 30. Rés. : 0799156014 ou info@fondation-engelberts.org

- 29 nov. : à Grandson, Christian Chamorel et le baryton Benoît Capt.

A suivre…

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