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Arts-chipels.fr

Piano romantique au Petit Palais

Piano romantique au Petit Palais

Les 29 et 30 juin 2019, au Petit Palais, deux concerts sur des pianos de l’époque romantique seront présentés à l’Auditorium. Une manière d’entendre la musique de cette époque sur les instruments avec lesquels elle était jouée. Une éducation de l’oreille en même temps qu’une approche proche de la sensibilité de l’époque.

Les concerts des 29 et 30 juin font suite et closent deux mois d’animations sur le thème de la musique romantique jouée sur ses instruments d’origine.

Le 18 mai 2019, en prélude à l’exposition Paris romantique 1815-1848 qui s’est ouverte le 22 mai au Petit Palais, deux pianistes s’étaient succédé, au fil de la soirée, pour jouer sur un piano d’époque des œuvres romantiques. Benjamin d’Anfray et Luca Montebugnoli nous ont offert à cette occasion non seulement l’occasion de découvrir le magnifique Erard 1838 de Pier Paolo Dattrino mais aussi d’entendre une interprétation sur ces pianos dont le son diffère si largement des pianos des salles de concert d’aujourd’hui. Il faut dire que l’auditorium du Petit Palais convient admirablement à des instruments initialement utilisés dans l’intimité des salons et qui n’ont pas la puissance des pianos d’aujourd’hui. Leur son produit, dans certaines suites de notes, un curieux effet créé par le chevauchement des ondes sonores. Les aigus font encore entendre la gestation d’un instrument qui cherche sa forme mais qui offre déjà aux compositeurs et interprètes un large éventail de possibles. Les instruments de cette époque évoquent pour nos oreilles contemporaines comme la passionnante aventure d'un instrument en train de se faire et déjà riche en potentialités. L'histoire musicale est en mouvement et nous en sommes les témoins..

Découvertes et redécouvertes

L’Hexaméron, présenté le 18 mai, et les autres pièces mises au programme par la Nouvelle Athènes, ont été l'occasion d'une véritable plongée dans un univers qui nous est aujourd’hui étranger. Nous ne connaissons souvent des années musicales 1830-1860 que ce qu’en a conservé la postérité, une vision très différente de ce qu’elle était à l’époque. Une autre conception de la musique émerge des spectacles proposés par la Nouvelle Athènes dans le cadrfe de ces journées romantiques. On y voit des compositeurs-interprètes s’intéresser à l’art de leur temps, proposer au piano des relectures d’airs d’opéra ou offrir des transpositions venues de la poésie et de la littérature. On retrouve l’atmosphère de compétition qui régnait entre ces artistes, se confrontant dans une même soirée et un même salon les uns aux autres, rivalisant de virtuosité mais aussi de volonté de capter leur public. On découvre ou redécouvre aussi des musiciens que l’histoire de la musique a relégués au second plan : Carl Czerny, un élève de Salieri et de Beethoven dont l’histoire a surtout conservé les recueils de technique pianistique et les études d’une difficulté croissante, Johann Peter Pixis, très célèbre en son temps, qui participa à l’Hexaméron sur l’air « Soni la tromba » de Puccini mais aussi à l’entreprise démesurée qui rassembla 51 artistes dans les Variations sur une valse de Diabelli ou encore Henri Herz, célèbre sous la Restauration avant d’être détrôné par Liszt et Chopin, qui fonde une manufacture de pianos et ouvre la première salle véritable de concerts à Paris en 1838.

De l’interprétation

Ces pages d’histoire ne seraient qu’érudition froide et désincarnée si elles n’étaient associées à une inventivité musicale qui laisse une large part à l’interprétation et engendrent des émotions. À avoir vu jouer successivement et ensemble Benjamin d’Anfray et Luca Montebugnoli le 18 mai dernier, on comprend tout l’enjeu de ce nouvel instrument. À la délicatesse de Luca Montebugnoli qui explore le clavier tout en nuances répond une forme de volonté farouche de Benjamin d’Anfray de s’emparer de l’instrument pour lui faire, d’une certaine manière rendre gorge. On perçoit, à les entendre, que l’instrument est vivant. Ils l’apprivoisent, chacun à leur manière, comme les romantiques ont apprivoisé ce nouvel instrument, et c’est pour nous, public, un véritable plaisir.

Douze concerts sont prévus, en accès libre dans la limite des places disponibles, les mardis et jeudi à 15h00 dans la Salle romantique du Petit Palais sur un piano d’époque Streicher 1847 (collection La Nouvelle Athènes), avec la participation de : Anne de Fornel, Jérôme Bertier, Raphaël Moraly, Eléonore Pancrazi, Rémy Cardinale, Paul Drouet, Alphonse Cemin, Florent Boffard, Paulo Meirelles, Sophie Lannay, Thérèse Diette, Lucie de Saint Vincent. Ils joueront des pièces de Liszt, Chopin, Weber, Bellini, Beethoven.

Deux concerts, les 29 juin (15h30) et 30 juin (11h30) à l’Auditorium du Petit Palais clôtureront l’opération « musique romantique » au Petit Palais. Sur le piano Erard 1838 de la collection de Pier Paolo Dattrino : Olga Pashchenko, Edoardo Torbianelli, Laura Granero, Benjamin d’Anfray, Jeanne Mendoche, Lucie Arnal, Roberta Cristini, Luca Montebugnoli. Avec la participation de l’Ensemble Hexameron.

Petit Palais

Salle romantique, concerts en accès libre les mardis et jeudi

En mai et juin, 12concerts sur un Streicher 1847, commentés les mardis et jeudis à 15h par Anne de Fornel, Jérôme Bertier, Raphaël Moraly, Eléonore Pancrazi, Rémy Cardinale, Paul Drouet, Alphonse Cemin, Florent Boffard, Paulo Meirelles, Sophie Lannay, Thérèse Diette, Lucie de Saint Vincent. Information sur le site du Petit Palais.

Auditorium, deux concerts gratuits les 29 juin (15h30) et 30 juin (11h30)

Sur le piano Erard 1838 de la collection de Pier Paolo Dattrino. Avec : Olga Pashchenko, Edoardo Torbianelli, Laura Granero, Benjamin d’Anfray, Jeanne Mendoche, Lucie Arnal, Roberta Cristini, Luca Montebugnoli, l’Ensemble Hexameron.

www.lanouvelleathenespianosromantiques.com

www.petitpalais.fr

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