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Arts-chipels.fr

Intimité publique. Focus sur les écrits des peintres

Intimité publique. Focus sur les écrits des peintres

Les 23, 24 et 25 mai 2019, pour sa deuxième édition, les rencontres de La Pépinière théâtre s’intéressent aux écrits de peintres qui ont laissé une forte empreinte dans l’histoire de l’art.

Intimité publique propose, à travers la littérature – lettres, correspondance, carnets, journaux intimes – des formes intimes des portraits de personnalités publiques qui ont traversé les siècles et dont les conversations nous livrent les coulisses d'une œuvre, dévoilent les versants secrets d'une personnalité ou témoignent d'un événement historique. Dans une adaptation libre pour la scène, ces textes apportent un éclairage inédit et plus sensible résonnent à notre époque, ils viennent éclairer une actualité ou nous renvoient à nos propres interrogations.

« Collection privée », l’édition 2019, s’intéresse aux grands peintres que sont Picasso, Egon Schiele, Nicolas de Staël, les frères Pollock, Delacroix, Gaston Chaissac et Frida Kahlo.

JEUDI 23 MAI / 19H

LES FRÈRES POLLOCK, Charles et Jackson

D'après Jackson Pollock et sa famille, lettres américaines (Grasset, 2017). Adaptation libre Jean-Benoît Patricot. 

Mise en lecture Catherine Schaub. Avec Julien Personnaz, Raphaël Personnaz

Entre 1927 et 1947 la famille Pollock s'écrit d'un bout à l'autre des États-Unis. Charles, l'aîné, est parti étudier l'art à New York et propose à son plus jeune frère, Jackson, de le rejoindre, ce qu'il fera au début des années 30. C'est la Grande Dépression, les temps sont durs, particulièrement pour les artistes qui, non seulement s'inquiètent de leur survie matérielle, mais s'interrogent aussi sur le rôle de l'artiste. Le passage du réalisme social à l'abstraction, dans l'œuvre des deux frères, ne se fera pas sans heurt. Les documents utilisés dont certains inédits (interviews, lettres, journaux) sont issus de la collection privée de la famille et témoignent de la façon dont la grande histoire marquera à tout jamais celle des frères Pollock. 

JEUDI 23 MAI / 21H

PABLO PICASSO & GERTRUDE STEIN, Portraits croisés

D’après : Pablo Picasso Gertrude Stein Correspondance (édition de Laurence Madelin, collection art et artistes, Gallimard, 2005) ; Gertrude Stein, Lectures en Amérique (Christian Bourgois, 1978) ; Gertrude Stein, Picasso (Christian Bourgois, 2006). Adaptation libre Anne Rotenberg et Gérald Stehr

Mise en lecture Victoire Berger-Perrin. Avec Maxime d'Aboville, Clémentine Célarié

Picasso réalisa en 1905 le portrait de l'Américaine Gertrude Stein qui nécessita quatre-vingt-dix séances de poses. Une fois achevé il lui fut offert par l'artiste. Picasso s'engoue de cette femme singulière et anticonformiste aux facettes multiples. « Gertrude était un être extraordinaire. Il suffisait qu'elle entre dans une pièce pour que la pièce soit pleine, même si elle était vide. Et elle comprenait la peinture. » Picasso évoque les trois figures de Stein, la mécène et collectionneuse, l'amie et confidente et comme il l'écrit, « l’homme de lettres ». Si Picasso fit le portrait de Gertrude, Gertrude Stein brossa plusieurs portraits de Picasso. Une amitié tumultueuse, à vif et sincère.

VENDREDI 24 MAI / 19H

EUGÈNE DELACROIX, Une amitié en clair-obscur avec George Sand

Eugène Delacroix, L'amitié clair-obscur, adaptation libre de Claudine et Séverine Vincent, (Triartis, 2009). Adaptation de Claudine et Séverine Vincent

Mise en lecture Caroline Huppert. Avec Marianne Basler, Nicolas Vaude

Lorsqu'on commande en 1834 à Delacroix le portrait de Sand afin d'illustrer ses prochaines parutions littéraires, le peintre et l'écrivain ne se connaissent pas. Un rendez-vous est pris ; mais le modèle fait faux bond à la première séance de pose. Qu'importe ! Ce rendez-vous manqué entre le peintre et l'écrivain est la genèse d'une amitié intense, qui durera près de 30 ans.

VENDREDI 24 MAI / 21H

FRIDA KHALO, Je me peins parce que je suis seule

D'après Frida Kahlo par Frida Kahlo (Christian Bourgois, 2007). Adaptation libre Françoise Hamel

Mise en lecture Catherine Schaub. Avec Helena Noguerra

Frida Kahlo (1907-1954) commence à peindre à l'âge de 19 ans, à Mexico, un an après ce terrible accident de bus entré en collision avec un train. Toute sa vie sera désormais un calvaire de souffrances, d'opérations, de greffes chirurgicales, de corsets de plâtre et de bandelettes l'emprisonnant. Avant de devoir s'aliter complètement. Mais toujours un pinceau à la main ! Et une volonté inébranlable de s'exprimer, de vivre, d'aimer et d'être aimée. Avec Diego Rivera, ils seront les témoins et les acteurs de l'Histoire de leur pays dont ils sont devenus des icônes. Les autoportraits de Frida, en châle mexicain et robe d'Indienne ou bien ceux qui la présentent sur son lit de tortures, nous saisissent de leur beauté étrange et de leur énergie tragique.

SAMEDI 25 MAI / 17H

GASTON CHAISSAC, le rustique moderne

Chroniques (éditeurs MASC, 2018). Adaptation libre Gérald Stehr. Avec Dominique Pinon

Gaston Chaissac, maître du paradoxe, est un très prolixe épistolier, l'inventeur des sculptures en bois cuites, des empreintes faites à la serpillère, le peintre des épluchures, l’utilisateur des matériaux de rebus, vieilles planches déclassées à totems, tapisseries désuètes à collage. Il appartient à cette famille des peintres écrivains qui ont œuvré à la réunion de l'écriture et de la figuration. L'écrivain se fait le chroniqueur du peintre en datant ses trouvailles et ses expérimentations. Il est à la fois un très fin théoricien, inventeur du concept de peinture rustique moderne et un moraliste hors pair épinglant les travers et les vanités de son temps.

SAMEDI 25 MAI / 19H

NICOLAS DE STAEL, l'éternel voyage

D'après Nicolas de Staël, Lettres 1926-1955 (Le Bruit du temps, 2014). Mise en lecture Laurent Gutmann. Avec Xavier Gallais 

Né à Saint-Pétersbourg en 1914, Nicolas de Staël découvre, jeune homme, les œuvres des grands maîtres (Vélasquez, Rembrandt, Delacroix, Van Gogh ou encore Courbet...), se forme, se construit au fil de ses voyages en Espagne et au Maroc. Passions ravageuses, amitiés intenses et doutes vertigineux jalonnent son parcours qui l’initient aux lois du trait, à la composition, à l'espace, à la couleur. Cette couleur, ce cassé-bleu comme l'écrit son ami René Char qu'il va retrouver dans le Midi, loin, en solitaire. Staël l'incandescent peint pour s'aider à vivre, « me libérer de mes impressions, de toutes les sensations, de toutes les inquiétudes auxquelles je n'ai trouvé d'autre issue que la peinture ». Mais dans la nuit du 16 au 17 mars 1955, il saute par la fenêtre. « Je n'ai pas la force de parachever mes tableaux », écrit-il alors.

SAMEDI 25 MAI / 21H

EGON SCHIELE, Mis à nu

D'après Egon Schiele en prison (1922, Verlag Carl Konegen- Vienne, La fosse aux ours, 2000). Adaptation libre Gérald Stehr

Mise en chorégraphie et lecture Alban Richard. Avec François Deblock, Alban Richard

Du 13 avril au 7 mai 1912, Egon Schiele fut emprisonné en détention préventive à Neulengbach, sous l'inculpation de détournement de mineur, de viol et d'immoralité publique. Au cours de sa détention, il réalise de nombreux dessins sur le thème de l'emprisonnement. Le 8 mai 1912, Egon Schiele est condamné à 3 jours de prison pour outrage aux bonnes mœurs et propagation de dessins indécents.

Théâtre la Pépinière - 7 Rue Louis le Grand 75002 Paris

Du 23 au 25 mai 2019

Tél. 01 42 61 44 16. Site : www.theatrelapepiniere.com

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