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Arts-chipels.fr

Festival Effervescence. L’ivresse des 5 sens au cinéma comme dans la vie

Festival Effervescence. L’ivresse des 5 sens au cinéma comme dans la vie

Pour la 3e année consécutive, le Festival Effervescence de Mâcon offre une exploration déraisonnée des sens cinématographiques en rassemblant des films du monde entier, dont certains en avant-première.

Découvertes et « classiques » sont au programme de cette troisième édition qui mêle le Grand bleu et Billy Elliott à Holy Motors de Carax ou à la Saveur des Ramen, film singapouro-japonais d’Éric Khoo. Il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les découvertes.

Ils placent à l’avant-scène des films dont le travail sur l’image est impressionnant, d’autres remarquables pour leur bande-son et la place qu’il accordent à la musique, ceux qui mettent l’eau à la bouche par leur référence à la cuisine et au vin ou par leur onirisme et jouent sur toute la gamme des « sens » : l’humour, l’adolé-sens, le handicap sensoriel, le sens « interdit » et le sixième sens. Jeux de mots, jeux d’images dans ce dérèglement de tous les sens. Il suffit de se laisser porter pour aller à l’aventure dans cette exploration que complète un hommage à ce chef opérateur, maître de l’image, qu’est Peter Suschitsky, dont les « méfaits » s’étendent de Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman) à l’Empire contre-attaque (Irvin Kershner), de Leo the Last (John Boorman) à Mars Attacks! (Tim Burton) et dont deux films seront présentés en sa présence : Faux-semblants (David Cronenberg) et Tale of Tales (Matteo Garrone).

Festival Effervescence. L’ivresse des 5 sens au cinéma comme dans la vie

Des avant-premières et des rencontres

Les films d’ouverture et de clôture seront projetés en avant-première. Le Facteur Cheval de Nils Tavernier (dont le réalisateur sera présent lors de l’ouverture du festival) évoque les trente-trois années passées par ce facteur à édifier son Palais idéal à Hauterive, dans la Drôme, avec des pierres qu’il ramasse au fil de ses tournées, un édifice époustouflant et baroque qui mêle philosophie et mysticisme à cette monumentale œuvre d’art brut qui emprunte à tous les styles, asiatiques et européens. Quant au film de clôture, qui flirte avec la noria innombrable des films policiers, En liberté ! de Pierre Salvadori, il évoque la rencontre d’une inspectrice de police avec un homme que son mari décédé, un flic ripou, avait fait incarcérer à tort durant huit longues années.

À noter aussi dans les avant-premières : le Grand bain de Gilles Lellouche, Mauvaises herbes de De Kheiran, Lola et ses frères de Jean-Paul Rouve, Pupille de Jeanne Herry et Dans la terrible jungle de Caroline Capelle et Ombline Ley. Tazzeka de Jean-Philippe Gaud sera présenté en sortie nationale avec la participation de la comédienne du film, Ouidad Elma. Réalisateurs, comédiens, directeurs, équipes de films iront à la rencontre du public à l’issue de leurs films.

Sixième sens : des réalisateurs pleins de promesses en compétition 

Un jury composé du réalisateur Laurent Larivière (Je suis un soldat), des comédiens Olivier Rabourdin (Des hommes et des dieux), Nadège Beausson Diagne (Podium, Plus belle la vie) et Olivia Côte (l’Effet aquatique) remettra deux prix aux cinq films en compétition : Bird Shot, de Mikhail Red (Philippines), Il piu grande sogno de Michel Vanucci (Italie), Saison de chasse de Natalia Garaglola (Argentine), The Giant de Johannes Nyholm (Suède) et Zagros de Sahim Omar Kalifa (Belgique). Transgression, désir de seconde chance, conflit des générations, autisme et intolérance qui provoque l’immigration sont au menu.

Région oblige, dans la joie et la bonne humeur

Comme pour les précédentes éditions du festival, les partenaires régionaux sont sollicités. Cinématographiquement d’abord. Quatre courts métrages réalisés en Bourgogne-Franche-Comté seront projetés. Qu’il s’agisse d’un homme-gorille amoureux d’une étoile à Hollywood (Gorilla), de la rencontre d’un jeune réalisateur conceptuel avec la réalité plutôt sordide des habitants d’une tour (Bubble blues), du ressourcement d’une jeune femme dans son village natal (les Rosiers grimpants), ou d’une vie fantasmée (Lorraine ne sait pas chanter), diversité et banc d’essai sont au programme. Musique et danse le sont aussi, et  dans d'autres lieux que le cinéma.

Et puis, convivialité bourguignonne oblige et pour que la fête soit complète, pas de festival Effervescence sans la physicalité des sens : goûter le bon vin du terroir, fêter avec panache gustatif l’ouverture du festival, discuter autour d’un verre. Il ne reste plus qu’à camper devant le buffet cinématographique et sensoriel !

Effervescence. Du 10 au 15 octobre 2018.

Au Cinémarivaux de Mâcon, au cinéma l’Odyssée de La Clayette et au cinéma La Palette de Tournus

http://www.festivaleffervescence.fr/

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